Faits divers – Justice

Mutinerie : retour au calme à la prison de Vivonne, près de Poitiers

Par Marie-Coralie Fournier et Vincent Hulin , France Bleu Poitou et France Bleu lundi 12 septembre 2016 à 18:19 Mis à jour le lundi 12 septembre 2016 à 7:30

L'incendie a été allumé au deuxième étage d'un bâtiment de détention.
L'incendie a été allumé au deuxième étage d'un bâtiment de détention. © Radio France - Vincent Hulin

Durant près de six heures lundi soir, la prison de Vivonne a été le théâtre d'une mutinerie, menée par une cinquantaine de détenus qui ont mis le feu au deuxième étage d'un bâtiment. Le calme est revenu vers 23h, après l'intervention de forces spécialisées.

Le calme est revenu ce lundi soir vers 23h, après l'intervention de forces spécialisées à la prison de Vivonne, près de Poitiers. La mutinerie  a débuté à 17 heures .Une cinquantaine de  détenus ont mis le feu à un bâtiment de ce centre pénitentiaire, qui compte à la fois un centre de détention et une maison d'arrêt. Une dizaine de cellules ont été détruites. Ce mardi matin, deux  détenus sont placés  placés en garde à vue. La mutinerie serait partie d'une permission de sortie refusée à un détenu.

Environ cinquante détenus se mutinent

Vers 17h00 deux détenus  libérables en 2018 et 2019, et condamnés pour trafic de drogue pour l'un et violence volontaire pour l'autre, ont  bousculé un surveillant, et attrapé son trousseau de clefs. Ils ont alors ouvert les portes des cellules. Environ cinquante prisonniers se sont barricadé et ont mis le feu à leur étage, et  à plusieurs coursives.

Ils ont mis le feu aux coursives, ils sont en train de tout casser à l'intérieur" - Emmanuel Giraud, délégue FO pénitentiaire Nouvelle Aquitaine

Fumée noire et cris de détenus

Une épaisse fumée noire s'est alors échappée des bâtiments, et une odeur âcre se faisait sentir aux alentours. Le bâtiment concerné abrite 180 détenus, sur environ 600 prisonniers incarcérés à Vivonne.

Les pompiers et les forces de l'ordre ont mobilisé des moyens importants. Une cellule de crise a été mise en place. Il aura fallu l'intervention de l' ERIS de Bordeaux et Rennes (équipe régionale d'intervention et de sécurité) pour mettre fin à la mutinerie. 1 en permettant à la centaine de pompiers de progresser dans le bâtiment et d'éteindre les 3/4 foyers. 2 en reprenant au fur et à mesure le contrôle des cellules. Le bilan fait état d'une dizaine de personnes prises en charge (détenus et gendarmes) pour avoir inhalé de la fumée. Un détenu plus gravement atteint a été victime d'un malaise cardiaque.

Renforts de gendarmerie

La gendarmerie a donc  envoyé des renforts, dont les unités d'intervention spécialisée ERIS .