Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Des familles portent plainte après un accident de cheval à Aigues-Mortes

-
Par , France Bleu Gard Lozère

Trois familles qui étaient en vacances à Aigues-Mortes portent plainte après avoir été victimes d'un accident de cheval le 14 août. 5 des 9 personnes qui participaient à une promenade ont été blessées. Les chevaux se sont emballés. Un accident que le gérant a pris, selon eux, trop à la légère.

Promenade à cheval en Camargue (illustration)
Promenade à cheval en Camargue (illustration) © Maxppp - Tim Somerset

Ces vacances dans le Gard, ces trois familles qui ne se connaissaient pas, s'en souviendront longtemps. Hébergées en mobil-home dans un camping d'Aigues-Mortes, elles décident le 14 août de se payer une promenade à cheval en début de soirée. Sur le chemin du retour, l'un des chevaux mord celui qui le précède. La petite fille qui le monte prend peur et se met à crier. Les chevaux partent au galop. Cinq des neuf cavaliers tombent à terre.

"Pour un novice, impossible d'arrêter un cheval au galop" constate Pierre Constantin, chef d'entreprise dans l'Isère dont la femme souffre d'un traumatisme crânien. "On nous a effectivement expliqué comment faire tourner un cheval à droite et à gauche, à peu près comment positionner nos pieds dans les étriers mais ça s'arrête là. On n'a pas eu un cours de 10 minutes sur la manière d'arrêter un cheval."

La promenade pourtant était encadrée par une personne diplômée et deux accompagnatrices. "Honnêtement, elles ne nous ont servi à rien. Elles ont passé leur temps à faire des photos avec leurs portables." La compagne du gérant explique qu'il s'agissait d'apprenties en formation. La loi impose juste d'avoir une personne diplômée pour neuf cavaliers.  

En arrêt de travail forcé

Pris en charge par les pompiers, les blessés vont passer la nuit aux urgences à Nîmes. L'une des touristes souffre d'un traumatisme crânien. "Elle devait reprendre le travail ce lundi confie son époux. Le médecin lui a prescrit un arrêt de travail d'une semaine car elle souffre toujours et n'arrive pas à se concentrer." Antony Feucher, un autre touriste, commercial à Toulouse est lui aussi en arrêt de travail pour une durée indéterminée. Il a une vertèbre fissurée. Une petite fille de 8 ans, qui est tombée elle aussi, a les deux bras fracturés. "On a simplement acheté une balade familiale comme n'importe quels parents le feraient pour faire plaisir à leurs enfants en Camargue confie Anthony Feucher. Aujourd'hui, on est en arrêt de travail forcé. On n'a pas choisi.

"Un manque d'encadrement"

Une plainte déposée auprès du Procureur de la République de Nîmes 

Les trois familles déplorent aujourd'hui que la promenade n'ait pas été plus encadrée. Elles critiquent également l'attitude du gérant des Écuries de la Petite Camargue qui aurait décliné toute responsabilité dans cet accident et n'aurait pas pris des nouvelles des blessés à leur retour de l'hôpital. Sa compagne indique que depuis la création de l'entreprise en 1991 et que depuis 17 ans qu'elle y travaille, des chutes il y en a eu. "Ça fait partie du risque même pour des cavaliers émérites. On sélectionne pourtant des chevaux avec des tempéraments calmes mais il peut arriver qu'un événement soudain leur fasse peur. Dans ce cas précis, la guide n'a pas pu retenir le cheval qui est parti au galop mais les deux apprenties ont réussi à en stopper quatre." La compagne du gérant indique par ailleurs que les chevaux sont dessellés et douchés entre les promenades du matin et de l'après-midi. Elle précise aussi que les familles ont été remboursées et que l'entreprise a déclaré l'accident auprès de son assurance. "On était dans les clous." Les familles elles ne comptent pas en rester là. Elles viennent d'envoyer une lettre conjointe au Procureur de la République de Nîmes pour déposer plainte contre le gérant. "Lui, il est passé à autre chose. Nous, ce n'est pas possible." Le Procureur indique que comme à chaque fois qu'un courrier de ce genre lui est adressé, une enquête sera ouverte.   

"Je n'ai pas demandé que mon épouse tombe de cheval"

Choix de la station

À venir dansDanssecondess