Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Des faussaires en carte bleue devant le tribunal correctionnel de Pau

-
Par , France Bleu Béarn

Un frère et une sœur sont jugés ce lundi pour avoir fabriqué et fait usage de plusieurs dizaines de fausses cartes de crédit. Des "yescards" utilisées essentiellement au péage de l'autoroute à Lescar.

La sœur a reconnu avoir utilisé ces fausses cartes au péage de Lescar
La sœur a reconnu avoir utilisé ces fausses cartes au péage de Lescar - illustration (maxppp)

Pau, France

Un frère et une sœur sont jugés au tribunal correctionnel de Pau pour escroquerie ce lundi après midi. Une escroquerie à la fausse carte bleue. Lui est âgé de 41 ans, et elle de 35.  On connaissait la falsification de billets de banque. Eux il sont soupçonnés d'avoir fabriqué et utilisé de fausses cartes de crédit. Ce sont les autoroutes du Sud de la France qui ont signalé les faits, parce que la sœur s'est obstinée à ne pas payer le péage à Lescar.  

Des dizaines de "yescards"

Dans la voiture de la sœur, on a trouvé 10 fausses cartes. Les gendarmes vont en trouver 20 autres chez elle. Elle est militaire et elle dit qu'elle est juste financièrement. Alors elle a demandé de lui fournir ces fausses cartes. Ce sont ce que l'on appelle des "yescards". Elle sont en plastic blanc, avec seulement une piste de lecture, que l'on ne peut utiliser que dans des machines qui ne demandent pas le code. Et c'est le cas au péage. Ça marche, mais elles sont souvent avalées par le terminal de paiement. C'est pour cela que la sœur en avait une trentaine ne sa possession. Et c'est aussi comme ça que les ASF l'ont confondue et signalée à la gendarmerie. Elle a été identifiée par l'immatriculation de sa voiture et la vidéo surveillance des péages. 

Encodage et numéros "racines"

La sœur a expliqué aux enquêteurs de la section de recherche que c'est son frère qui lui a fourni ces cartes. Dans ce dossier il est le fabriquant présumé. Il vit en région parisienne. Il est mécano d'avion pour Air France.  Il nie en bloc, alors que sur son ordinateur, on a trouvé le logiciel d'encodage de ces "yescards", et dans le code de beaucoup de ces fausses cartes, le numéro racine de sa propre carte bleue.