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Des féministes en plein collage percutées par un automobiliste : "Il avait l'intention de nous tuer"

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Quatre militantes féministes en plein collage près du CHU Lapeyronie à Montpellier ont été agressées dimanche par un chauffard. Après des insultes et menaces, il a foncé sur trois d'entre elles.

Trois militantes féministes ont été percutées par une voiture à Montpellier dimanche soir
Trois militantes féministes ont été percutées par une voiture à Montpellier dimanche soir © Radio France - Fiona Moghaddam

Elles ont sans doute frôlé la mort. Quatre jeunes militantes féministes ont été agressées dimanche soir à Montpellier. Elles étaient en train de coller des affiches sur le pont Lapeyronie juste à côté du CHU. D'abord insultées puis menacées par un automobiliste, trois des jeunes femmes ont été percutées par le même chauffeur quelques minutes plus tard. Elles ont porté plainte et estiment que le conducteur a volontairement foncé sur elles.

Il revient dix minutes plus tard

Dès le premier collage de la soirée de dimanche, les quatre jeunes femmes ont été interpellées par un automobiliste en contre-bas du pont Lapeyronie. "Très vite il a commencé à nous asséner des mots violents. Il affirmait être Satan et plus les minutes passaient plus il nous menaçait", relate Thaïs, l'une des militantes. Le ton est vite monté et le chauffard est finalement parti. 

"Dix à quinze minute plus tard, la voiture débarque en contre-sens sur le pont. Il a mis un coup d'accélérateur, il est monté sur le trottoir puis il a foncé dans les jambes de mes trois amies", poursuit Thaïs. Elle parvient à éviter la collision.

"Je pense qu'il avait l'intention de nous tuer."

Après le choc, le chauffard a quitté le pont. "Ça été tellement rapide et tellement violent. Il a quand même laissé son rétroviseur par terre. Je pensait que mes amies étaient mortes ou qu'elles n'avaient plus de jambes. Le pot de colle est parti à l'autre bout du pont et toutes nos affaires ont volé", décrit la jeune militante de presque 20 ans. 

Agression racontée par Thaïs au micro de France Bleu Hérault

De graves séquelles psychologiques 

Malgré la brutalité du choc, les militants ont réussi a relever la plaque d'immatriculation. "Mes amies ont des traces violettes et bleues sur les jambes. Là maintenant les hématomes commencent à apparaître", insiste Thaïs. Elle n'a pas été percutée par le conducteur : "Pour autant je suis extrêmement choquée. J'ai peur de sortir chez moi, j'ai peur de croiser des voitures, j'ai peur du bruit. Mes amies et moi nous n'allons pas bien du tout psychologiquement."

"Les images du choc restent bloquées dans ma tête."

Les quatre militantes ont porté plainte.

Thaïs décrit les nombreuses blessures pour France Bleu Hérault

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