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Faits divers - Justice

Plusieurs interpellations après l'attaque des serveurs informatiques de la fac Paul-Valéry à Montpellier

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault

Ce mardi matin, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans l'enquête sur l'attaque des serveurs informatiques de l'université Paul-Valéry en avril 2018. La faculté de Lettres était bloquée depuis deux mois pour protester contre la réforme des l'enseignement supérieur.

En avril 2018, l'université Paul Valéry était bloquée depuis deux mois pour protester la réforme de l'enseignement supérieur
En avril 2018, l'université Paul Valéry était bloquée depuis deux mois pour protester la réforme de l'enseignement supérieur © Maxppp -

Montpellier, France

Ce mardi matin, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, et leur domicile a été perquisitionné, dans l'enquête sur l'attaque des serveurs informatiques de l'université Paul-Valéry en avril 2018. La faculté de Lettres était bloquée depuis deux mois pour protester contre la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants). Pour contourner ce blocage, Patrick Gilli, le président de l'université avait décidé d'organiser des examens en ligne.

Serveurs informatiques sabotés, examens suspendus

Le 11 avril 2018, une trentaine de personnes au visage masqué avaient pénétré dans le local des serveurs informatiques pour les saboter. Les étudiants qui passaient leur examen sur internet s'étaient alors soudainement retrouvés devant un écran noir. Câbles arrachés ou débranchés, des dégâts estimés à 200.000 euros selon Patrick Gilli qui avait déposé plainte. Environ deux semaines plus tard, une cinquantaine de policiers s'étaient rendus sur place pour des prendre des photos et effectuer des prélèvements ADN.

Le jour même des dégradations, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal avait jugé "intolérable qu'un groupe violent détruise le matériel de l'Université et qu'il prenne en otage les enseignants-chercheurs et les milliers d'étudiants qui ont besoin de valider leurs examens de fin d'année pour pouvoir poursuivre leur scolarité." Le préfet et la rectrice avaient également fait part de leur indignation face à "des actes de vandalismes qui mettent en péril le fonctionnement de l'université".

Dossier classé sans suite en vertu "d'une urgence impérieuse"

Pendant le mouvement de contestation contre la loi ORE, l'université avait fait appel à des renforts pour assurer la sécurité des lieux, une vingtaine d'agents supplémentaires. La société avec laquelle elle travaillait n'était alors pas en mesure de proposer suffisamment de personnel. Suite à des révélations de Médiapart, des soupçons planaient sur le contrat passé par Patrick Gilli avec cette société de gardiennage pour un montant d'environ 260.000 euros. Le marché ayant été passé sans appel d'offre, ni mise en concurrence. 

Le président de la fac de Lettres a toujours affirmé qu'il s'était appuyé sur un décret qui l'autorisait à passer ce marché puisqu'il y avait "une urgence impérieuse". Fin octobre 2019, le dossier a été classé sans suite.

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