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Des interrogations après l'embardée de chevaux camarguais au Grau-du-Roi

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Par , France Bleu Gard Lozère

Après l'embardée de plusieurs chevaux aux Grau-du-Roi (Gard) ce mardi 4 août, les gendarmes poursuivent leur enquête. De leurs côtés, certains professionnels du monde équestre remettent en perspective l'accident avec la réglementation et le contexte post-covid.

Chevaux camarguais
Chevaux camarguais © Radio France - CPIE et Conseil départemental de l'Orne

Si personne ne se résout encore à expliquer pourquoi des chevaux camarguais ont fait une embardée mardi lors d'une balade dans le secteur de l'Espiguette, au Grau-du-Roi (Gard), certains professionnels du secteur veulent en tirer des leçons. Les ranchs attendent les conclusions de l'enquête de gendarmerie et rappellent que les accidents du genre sont extrêmement rares

Le cheval reste un animal grégaire 

Comme le précise Renaud Vinuesa, manadier au Cailar et spécialiste des chevaux camarguais, l'animal garde malgré tous les dressages son instinct : "C'est une bête élevée dans un milieu sauvage, robuste, d'un naturel calme et à qui on peut demander de l'énergie. Mais la moindre frayeur et c'est tout le groupe qui s'emballe. Il peut suffire d'un mauvais geste d'un cavalier, d'un gros coup de vent.

Pas question de jeter la pierre aux guides : "même avec un guide par cheval, il est extrêmement difficile de contrôler un groupe." Ce qui est certain, c'est que cet épisode porte préjudice à l'image de ces balades.

Un problème de rythme post-confinement ?

Quelle que soit la raison pour laquelle les animaux ont paniqué, les méthodes doivent changer pour Jacob Legros, président du comité régional d'équitation d'Occitanie. Il s'intéresse de près au sujet : "Souvent, ce genre de balade est la première expérience équestre des touristes. S'ils sont sous le charme, ce sont de possible futurs licenciés en club, au contraire, s'ils ont eu une peur bleue, on ne les reverra plus : c'est comme une sorte de deuil."

Le confinement a contraint les animaux à rester enfermés pendant trois mois, puis à reprendre une activité limitée "car le tourisme n'est pas reparti comme pour une année classique... pourtant, on ne peut pas bouleverser le rythme des animaux. Ils ont besoin de se dépenser". Jacob Legros est persuadé que les responsables des balades vont vite faire évoluer leurs pratiques. Lui plaide pour des groupes de niveaux plus équilibrés, des promenades qui ne se croisent pas autant qu'aujourd'hui, et pour plus de formation continue des guides : "Vous savez un pompier aujourd'hui, il est en permanence à l'entraînement. 

C'est peut-être ce qui manque au monde de la promenade, qui n'est pas autant encadrée par les ministères que l'équitation en club. - Jacob Legros

Du côté des ranchs on garde le silence, en attendant les conclusions de l'enquête. Des chevaux s'étaient déjà emportés en 2016, également au Grau-du-Roi : deux balades s'étaient croisées et sept cavaliers blessés, des contusions et des chevilles foulées.

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