Faits divers – Justice

Des jeunes braqueurs récidivistes condamnés à Bordeaux

Par Aurélie Bambuck, France Bleu Gironde mercredi 2 juillet 2014 à 21:17

Le tribunal de Bordeaux
Le tribunal de Bordeaux © Radio France

Trois prévenus comparaissaient devant le tribunal de grande instance de Bordeaux pour le braquage d'une bijouterie en juin 2012 dans le quartier Saint-Augustin à Bordeaux. Les prévenus, une jeune femme de 20 ans et deux jeunes hommes de 21 et 25 ans ont été condamné à des peines allant de deux à quatre ans de prison ferme pour vol aggravé. Deux d'entre eux étaient récidivistes.

Un braquage préparé, loin d'être l'oeuvre de pieds nickelés c'est ce que retiendra le procureur dans ses réquisitions. Le 23 juin 2012, les trois accusés, ont attaqué en plein jour la bijouterie de Monsieur Dufau rue Jenny Lépreux, une rue commerçante. Ils avaient ciblé l'établissement. La veille, l'une des prévenus était venue essayer un bracelet dans la boutique. Une manière d'observer la façon dont s'ouvrait la bijouterie. En sortant elle prévient ses complices par téléphone.

Le lendemain matin elle revient, le bijoutier la reconnait, lui ouvre sans se méfier. Mais elle est suivi par ses deux complices qui menacent le commerçant à l'aide d'une bombe lacrymogène et d'une arme , un pistolet. L'un des accusés avouera qu'il ne s'agissait que d'un jouet. Les deux braqueurs s'enfuient avec leur butin d'un montant estimé à 70.000 euros . Ils seront retrouvés après quatre mois d'enquête menée jusqu'en banlieue parisienne, le lieu de résidence de l'un des accusés. Lors de l'audience, les prévenus peinent à justifier leur acte. Deux d'entre eux sont récidivistes . Ils expliquent qu'ils avaient besoin d'argent, l'un pour effacer des dettes liés à des stupéfiants, l'autre pour s'offrir des vacances en Espagne. La jeune femme dit ne pas s'être rendu compte. En plus de la prison ferme ils devront indemniser la victime à hauteur de 5.000 euros pour préjudice moral.

La victime a hésité avant de se rendre à l'audience

C'est la première fois que Cédric Dufau est victime d'une agression. Il garde des séquelles psychologiques de cette matinée du 23 juin 2012. Dans sa plaidoirie, son avocate a souligné qu'il avait pris conscience que son agression était préméditée, qu'il avait été surveillé. Il a vu sa vie basculer avec cette arme pointée sur lui. Il voyait ses agresseurs nerveux et craignait que cela dégénère. Il a vécu dans la crainte pendant quatre mois, le temps que les individus soient interpellés. Il n'exerce plus dans les mêmes conditions, il a toujours la peur de l'agression.

La victime reste traumatisée par cette agression

Les accusés n'ont exprimé aucun regret . "Mon client s'est occupé surtout de répondre aux questions sur des faits qui sont pénalement réprimés." a dit Maître Cariou-Martin l'avocat de l'un des accusés