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Faits divers – Justice

Des détenus de la prison de Grasse cassent les murs de leurs cellules pour la troisième fois

mercredi 3 octobre 2018 à 12:35 Par Violaine Ill, France Bleu Azur et France Bleu

Des détenus mineurs ont enlevé des parpaings pour traverser les murs entre quatre cellules dans la soirée du mardi 2 octobre à la maison d'arrêt de Grasse. Il s'agit du troisième incident de ce type en cinq mois.

Maison d'arrêt de Grasse
Maison d'arrêt de Grasse © Maxppp - Sébastien NOGIER

Grasse, France

Il est 22h30 mardi soir dans le quartier des mineurs, qui abrite 20 jeunes agés de 16 à 18 ans. Alerté par les bruits sourds qui résonnent entre les rondes de gardiens, l'un d'eux appelle la gendarmerie à l'aide de son téléphone portable.  Après des renvois d'appels entre gendarmes et policiers, la maison d'arrêt de Grasse est finalement alertée "donc par l'extérieur, d'un incident en cours dans le quartier des mineurs", selon Hervé Ségaud du syndicat FO Pénitentiaire.

Ils ont réussi à enlever des parpaings

Lors de l'intervention, les forces de l'ordre découvrent les murs de quatre cellules perforés : un parpaing a été enlevé entre chacune des cellules, sans doute à l'aide du bureau situé à côté, et cela permet à un jeune de passer d'une cellule à l'autre. 

Ils ont traversé les murs pour aller frapper un autre détenu. Il s'agit sans doute d'une opération de "règlement de comptes entre détenus après des insultes" selon le syndicat. Le jeune visé se trouvait dans une cellule qui n'a pas été atteinte.

Les détenus "passe-murailles" seront entendus en commission de discipline à la maison d'arrêt.  

Une prison "gruyère"?

Il s'agit surtout du troisième incident en moins de six mois dans cet établissement qui regroupe 698 détenus pour 574 places. Le premier s'était déjà produit dans ce même quartier des mineurs avec sept cellules endommagées. Le second dans le quartier disciplinaire.

FO Pénitentiaire demande des travaux en urgence car tous les murs entre les cellules sont concernés. "Les parois sont fragiles car les parpaings ont mal été scellés, on peut les enlever rapidement. La sécurité des détenus et du personnel n'est pas assurée", explique le syndicat. La prison a été construite en 1992. Le ministère de la Justice a déjà été alerté.