Faits divers – Justice

Deux jeunes femmes tuées lors d'une attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille

Par Fabien Le Dû et Germain Arrigoni, France Bleu Provence, France Bleu Vaucluse et France Bleu dimanche 1 octobre 2017 à 14:34 Mis à jour le lundi 2 octobre 2017 à 8:23

Deux femmes tuées à Marseille devant la gare St Charles de Marseille
Deux femmes tuées à Marseille devant la gare St Charles de Marseille © Maxppp -

Un homme d'une trentaine d'années a tué deux passantes avec un couteau ce dimanche à Marseille avant de tenter de s'en prendre à des militaires de l'opération Sentinelle qui l'ont abattu. Daech a revendiqué l'attaque. Le trafic des trains, très perturbé, a repris très partiellement dans la soirée.

Il était environ 13h30 ce dimanche quand un homme âgé de 25 à 30 ans a attaqué avec un couteau de boucher deux femmes : l'une a été poignardée, l'autre égorgée. Les deux victimes sont décédées. Il s'agit de deux cousines, l'une étudiante à Marseille, l'autre étudiante à Lyon.

L'auteur de cette attaque aurait crié "Allah Akbar" au moment de commettre les faits sur le parvis de la gare Saint-Charles de Marseille.L'homme a été abattu par un militaire réserviste de l'opération Sentinelle.

L'agresseur identifié

L'agresseur de la gare Saint-Charles a été identifié, selon une source policière à France 2. Il s'agit d'un étranger en situation irrégulière, inconnu des services antiterroristes, mais connu pour une dizaine de faits de délinquance mineurs comme des vols à l'étalage ou du trafic de stupéfiants. En outre, cet homme ne faisait pas l'objet d'une fiche S, toujours selon les informations de France 2.

Daech revendique l'attaque

Cette acte a été commis par un membre du groupe État islamique, a annoncé dimanche soir Amak, l'organe de propagande du mouvement djihadiste.

Le parquet anti-terroriste de Paris a été saisi. L'enquête a été ouverte notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Dominique, 35 ans, mère de famille a assisté à la scène

Des véhicules de secours et des forces de polices convergeaient ce dimanche après-midi vers la gare Saint-Charles située en plein centre-ville de Marseille, un hélicoptère survolait également les lieux. Les accès à la gare Saint-Charles ainsi que le trafic ferroviaire étaient également perturbés. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'est rendu sur place.

Mouvement de panique à la gare saint-Charles - Radio France
Mouvement de panique à la gare saint-Charles © Radio France - Mélanie Masson

Macron "profondément indigné par cet acte barbare"

Le président de la République Emmanuel Macron s'est dit sur Twitter "profondément indigné par cet acte barbare".

Le Premier ministre Edouard Philippe a exprimé sa "colère" et sa "tristesse" dans un communiqué en rappelant que le gouvernement avait réaffirmé le 14 septembre son engagement dans la pérennisation du dispositif Sentinelle.

"Une enquête a été ouverte pour connaître l'identité de l'individu. Cet acte pourrait être de nature terroriste, mais à cette heure, nous ne pouvons pas l'affirmer", a déclaré à Marseille Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur.

Le préfet de police et le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux se sont rendus immédiatement à la gare, où d'importants moyens de police ont été concentrés. Plus de 200 policiers ont été mobilisés selon la Sécurité publique, tandis que la police judiciaire effectuait les premières constatations.

Trafic SNCF interrompu

Les autorités ont demandé, sur les réseaux sociaux, aux Marseillais d'éviter le secteur. Le trafic SNCF a été totalement interrompu epndant quatre heures. Une trentaine de trains ont été bloqués, soit environ 30.000 passagers.

Dès 15h, les alentours de la gare étaient hermétiquement bouclés par des cordons de policiers, et la circulation déviée. Des policiers et militaires lourdement armés étaient visibles sur l'escalier monumental de la gare en haut duquel ont eu lieu les attaques.

À 18h, le trafic des TER et TGV a repris partiellement, notamment en direction de Paris. Mais il faudra une bonne partie de la soirée pour un retour à la normale.

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