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Faits divers – Justice

Des peines avec sursis après la manifestation pour la Zad, à Nantes

lundi 16 avril 2018 à 20:21 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Six hommes étaient devant le tribunal de Nantes, ce lundi après-midi. Ils ont été arrêtés pendant la manifestation en soutien aux occupants de la Zad, samedi dernier à Nantes, pour avoir commis des violences contre les forces de l'ordre.

Six personnes devant le tribunal de Nantes après les violences lors de la manifestation de samedi dernier
Six personnes devant le tribunal de Nantes après les violences lors de la manifestation de samedi dernier © Maxppp -

Nantes, France

Six personnes devant le tribunal de Nantes ce lundi après-midi après la manifestation de samedi qui a dégénéré à Nantes, manifestation en soutien aux occupants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Six hommes de 19 à 54 ans qui devaient être jugés pour des violences contre les forces de l'ordre, notamment des jets de projectiles. Trois ont demandé un délai pour préparer leur défense, les trois autres ont été jugés.  

Ce ne sont pas les casseurs les plus violents qui sont là.

Pour tous, le procureur a demandé la prison - détention provisoire ou une mélange de prison ferme et de prison avec sursis - lors d'une audience forcément particulière, vu le contexte. Le procureur les rappelle d'ailleurs à plusieurs reprises : ces violences, extrêmement graves, et notamment ces jets de projectiles, très nombreux, contre les forces de l'ordre de la part de "gens qui cherchent à détruire", dit-il. Voilà pour le contexte général.  Parce que, le procureur le reconnaît aussi, devant le tribunal, il n'y a qu'un "échantillon, ce ne sont pas les casseurs les plus violents qui sont là". Il évoque 800 activistes parmi 7.000 manifestants. 

Des peines pour l'exemple

"Vous voulez faire des peines pour l'exemple", s'agace les avocats de plusieurs prévenus, "pour montrer que la justice réagit". Le procureur acquiesce : "Oui, la Justice est aussi là pour marquer les esprits, pour dissuader d'agir". Surtout, souligne-t-il, qu'il risque fort d'y avoir d'autres rassemblements violents dans les prochaines semaines à Nantes.

Il demande donc la prison. Pour ce routier qui dit s'être laissé entraîner par l'effet de masse, pour cet étudiant qui revenait d'un défilé de mode ou encore pour ce père de famille qui parle d'une "réaction épidermique" après avoir sorti un couple de personnes âgées des gaz lacrymogènes

Des peines de 5 et 6 mois avec sursis

Finalement, les trois hommes qui ont accepté d'être jugés sont condamnés à des peines de 5 et 6 mois de prison avec sursis. Ceux qui ont demandé un délai pour se défendre sont placés sous contrôle judiciaire. Ils n'ont pas le droit de venir à Nantes pour l'un, en Loire-Atlantique pour les deux autres, en attendant leur procès. 

Par ailleurs, un autre homme, un Anglais, devait lui être jugé pour des violences contre un gendarme mobile sur la Zad. Lui aussi a demandé un délai. En attendant son procès, il est placé en détention provisoire.