Faits divers – Justice

Amiens : les cinq manifestants anti-loi travail condamnés à des peines de deux à six mois de prison avec sursis

Par Marie-Gaëtane Comte, France Bleu Picardie et France Bleu mardi 27 septembre 2016 à 17:29

Le selfie de manifestants devant la gare d'Amiens le 26 mai dernier
Le selfie de manifestants devant la gare d'Amiens le 26 mai dernier © Radio France - Antoine Barège

Ils comparaissaient ce mardi matin devant le tribunal correctionnel d'Amiens, après la manifestation du 26 mai, lors de laquelle des pneus avaient été brûlés devant la gare. La circulation des trains avait été entravée pendant une heure. Ils devront payer près de 87 000€ de dommages et intérêts.

Cinq manifestants anti-loi travail comparaissaient ce mardi matin devant le tribunal correctionnel d'Amiens, après la manifestation du 26 mai, lors de laquelle des pneus avaient été brûlés devant la gare. La circulation des trains avait été entravée pendant une heure. Ils sont condamnés à des peines de deux à six mois de prison, et devront payer près de 87 000€ de dommages et intérêts.

"Ce n'est pas le procès de casseurs," s'exclame l'un des avocats de la défense

Et pour certains, ce n'est pas la première fois qu'ils comparaissent après avoir manifesté contre la loi travail. Ce qui a marqué les esprits ce jeudi-là, c'est l'épaisse fumée noire qui s'est dégagée près de la gare, et les trains qui sont restés bloqués pendant une heure. Le nuage de fumée symbolise leur lutte contre cette loi El Khomri. La façade de l'hôtel le Carlton en face de la gare a été endommagée par la suie, tout comme la chaussée, un feu tricolore, un arbre et les voies ferrées.

"On ne se doutait pas que ça allait prendre cette ampleur" se défend l’un des prévenus

« Il fallait réfléchir avant, » martèle l'avocat du Carlton, Maître Jérôme Crépin Ils devront payer près de 87 000 € de dommages et intérêts pour les parties civiles: l'hôtel le Carlton, la SNCF et Amiens Métropole. Un des prévenus jugé pour avoir jeté des palettes sur la voie ferrée écope d'un mois de prison ferme. En mai dernier, il a déjà été condamné à un mois ferme pour le barrage de pneu devant la gare. Il ne retournera pas en prison, sa peine a été confondue avec l'autre.

Un comité de soutien qui s'est rassemblé toute la matinée devant le palais de justice doit se cotiser pour les aider à payer.

Mobilisation de soutien devant le palais de justice d'Amiens  - Radio France
Mobilisation de soutien devant le palais de justice d'Amiens © Radio France - Marie-Gaëtane Comte