Faits divers – Justice

Des peines de prison avec sursis après un match de football qui dégénère

Par Boris Hallier, France Bleu Loire Océan mercredi 21 octobre 2015 à 21:44

Le tribunal de grande instance de Nantes.
Le tribunal de grande instance de Nantes. © Radio France - France Bleu

C'était le 10 mai dernier au Loroux-Bottereau (44). Une rencontre entre le quartier Bellevue de Nantes et le Loroux-Bottereau dégénère. Des coups sont échangés. L'arbitre est giflé. Trois membres du club de Bellevue ont comparu ce mercredi devant le tribunal de Nantes.

C'est l'histoire d'un match tendu comme cela arrive souvent. Un match à enjeu : le LLOSC (Landreau-Loroux Olympique Sporting club) et l'équipe réserve de la JSC Bellevue jouent la montée en division supérieure. Tout se passe relativement bien en première mi-temps. Bellevue mène 3 à 0. Puis un penalty est sifflé pour l'équipe du Loroux-Bottereau. Pas de quoi inquiéter les joueurs nantais et pourtant cela dégénère.

40 jours d'arrêt de travail pour un joueur

Des insultes, des coups violents. L'arbitre est giflé. Un joueur et son père également. L'un des footballeurs du Loroux-Bottereau se fait casser un poignet et se voit notifier 40 jours d'interruption de travail. Un autre joueur est blessé à l'auriculaire. Tout cela se passe devant une centaine de spectateurs dont certains descendent sur le terrain. Bref, le match doit être arrêté.

Trois peines de prison avec sursis

Deux joueurs de Bellevue et leur entraîneur sont finalement poursuivis. Les deux joueurs reconnaissent avoir porté des coups mais assurent avoir été provoqués par le camp adverse. Le coach, lui, nie tout simplement sa présence au match. Il était, dit-il, chez un ami à Couëron.

Il est donc difficile pour le tribunal d'établir la responsabilité de chacun. Le procureur de la République requiert tout de même un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour l'entraîneur. Son avocat dénonce une enquête bâclée et une peine pour l'exemple.

Ce sera finalement un an de prison avec sursis pour l'entraîneur. Deux mois pour les joueurs. Les trois hommes avaient déjà été sanctionnés par le district de Loire-Atlantique. L'entraîneur avait écopé d'une sanction de 25 ans de suspension.