Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Des peines de prison ferme pour deux livreurs" Uber shit" interpellés dans les Landes

Deux livreurs "Uber shit" ont été condamnés à des peines de 18 mois et un an d'emprisonnement ferme ce mardi 19 janvier à Mont-de-Marsan. Les deux jeunes livraient du cannabis à des clients de la région montoise et bordelaise. Les commandes passaient par les réseaux sociaux.

Les commandes passaient par les réseaux sociaux (illustration).
Les commandes passaient par les réseaux sociaux (illustration). © Radio France - Bixente Vrignon

"Livraison en 48 heures maxi, 220 euros la demie, 400 euros le kil", c'est le genre d'annonce postée sur le réseau social Snapchat, un réseau qui a la particularité de poster des messages éphémères. Depuis le premier confinement, les dealers ont trouvé le moyen d'aller jusqu'aux consommateurs puisqu'ils ne pouvaient plus sortir sans motif. La livraison à domicile de drogue et la prise de commande via les réseaux sociaux se sont ainsi développées. C’est ce qu’on appelle les livreurs "Uber Shit"

Contrôlé sans attestation alors qu'il y a couvre-feu

Jeudi 14 janvier, l’un de ces livreurs "Uber shit" se fait contrôler sur le parking du Leader Price de Saint-Pierre-du-Mont. Le jeune homme de 20 ans, qui vit à Ambès dans la région bordelaise, est en panne de voiture. Il appelle un de ses complices, à Bordeaux, pour venir le récupérer. Il l'attend quand des policiers lui demandent son attestation de sortie car le couvre-feu est en vigueur. Il n'en a pas et jette, en même temps, la cigarette roulée qu'il est en train de fumer.

Les policiers découvrent rapidement près de 100 grammes d'herbe et une plaquette de cannabis sur la plage arrière de son véhicule ainsi que 1.700 euros en liquide. Son ami finit par arriver. Les policiers sont cachés et attendent pour l’interpeller. Il aperçoit alors un véhicule de police et fonce dedans. Les policiers sont obligés de faire une manœuvre pour l’éviter mais finissent par l’interpeller. 

Des instructions reçues via le réseau Snapchat

Pendant leur garde à vue dans les locaux du commissariat de Mont-de-Marsan, ils expliquent aux enquêteurs qu’ils achètent la drogue à un commanditaire. Un homme qui gère également les comptes Snapchat par le biais desquels ils reçoivent les instructions : adresse des consommateurs, quantités, lieu du rendez-vous. Ils doivent donner des nouvelles toutes les 4 heures sinon le compte est supprimé. C’est d’ailleurs ce qui arrivera pendant leur garde à vue. Les enquêteurs ne peuvent donc pas avoir accès aux informations.

L'un des dealers avoue faire ça depuis six mois, l'autre depuis un mois, depuis qu’il habite chez cet ami. Tous les deux refusent de donner le nom de leur commanditaire par crainte des représailles. "Il sait où mes petits frères habitent, il sait où je loge", confiera d'ailleurs l'un d'eux au tribunal. 

Lors des perquisitions au domicile des parents de ce jeune homme de 19 ans, dans la région bordelaise, la police découvrira plusieurs kilos d’herbe et de résine de cannabis, des pochons de conditionnement vides et de l’argent liquide. Les deux amis ont été condamnés à un an et 18 mois d’emprisonnement. Ils ont été incarcérés à l’issue de leur procès.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess