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Des peines jusqu'à six mois ferme requises au procès des policiers de la BAC Nord de Marseille

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Des peines allant de un an de prison avec sursis à six mois de prison ferme ont été requises ce lundi par le parquet dans le procès de l'ex-BAC Nord de Marseille. Le procureur de la République s'est montré ferme sur les fautes et une image "peu glorifiante" renvoyée de la police.

Les réquisitions au procès de l'ex BAC Nord de Marseille
Les réquisitions au procès de l'ex BAC Nord de Marseille © Maxppp - maxppp

Est ce que neuf ans après les faits, ils sont de bons policiers ? Oui, a clamé le procureur de la République dans ce réquisitoire du procès des 18 policiers de l'ex-BAC Nord de Marseille (brigade anti-criminalité) poursuivis pour des vols de drogue, de cigarettes et d'argent en 2012. Il accorde de fait aux policiers le droit à une seconde chance sous l'uniforme

Les peines les plus lourdes sont requises contre deux des trois chefs de groupes de l'ancienne BAC de jour, trois ans dont 30 mois avec sursis à l'encontre de Bruno Carrasco, un "flic à l'ancienne", dépeint le procureur. La même peine est réclamée à l'encontre de Jean Fiorenti, le responsable du groupe A de l'ex-BAC Nord. 

15 des 18 prévenus exercent toujours au sein de la police Nationale

Six mois de prison ferme sont donc requis pour les chefs de groupe de la BAC. Les autres peines demandées descendent jusqu'à un an avec sursis pour les plus légères avec la menace pour 13 des 18 prévenus d'une inscription au B2, autrement dit, une trace sur un casier judiciaire qui leur interdirait tout emploi dans la fonction publique. 

Avant ce procès pénal, trois des 18 prévenus avaient déjà été révoqués, suite à l'enquête de l'IGPN. Les quinze autres, qui avaient écopé d'exclusions temporaires ou de blâmes, sont toujours policiers. Depuis, l'un d'eux a même retrouvé un poste à la BAC Nord.

Dans son réquisitoire, le parquet, qui n'a demandé aucune relaxe et a requis une peine minimale d'un an avec sursis contre cinq prévenus, a déploré l'image "redoutable" et "pas glorifiante" de la police renvoyée par cette affaire.

Ce sont les comptes-rendus des discussions entre policiers, enregistrées pendant six mois par la police des polices, notamment dans leurs véhicules et leurs bureaux qui sont sans équivoque selon le parquet. On y entend des policiers se vanter d'avoir profité d'interpellations pour récupérer de l'argent ou encore des stupéfiants.

"Ce qu'on découvre dans ces sonorisations, c'est sidérant. Ils disent qu'ils plaisantent, mais ils encourent dix ans, ça ne me fait pas rigoler", a insisté André Ribes, le procureur de la République adjoint.

Place désormais aux plaidoiries de la défense devant le tribunal correctionnel de Marseille, le jugement étant attendu jeudi prochain

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