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Des plaintes pour harcèlement sexuel et moral chez Allopneus à Valence

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

L'ambiance est au plus mal depuis plusieurs mois chez Allopneus à Valence, entre accusations, démissions et licenciement. Tout est parti de textos salaces imputés à un responsable. Placé en garde à vue la semaine dernière, il nie les faits.

Le site d'Allopneus Log For You à Valence.
Le site d'Allopneus Log For You à Valence. - Capture google maps

Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet de la Drôme après des accusations de harcèlement sexuel et moral envers un chef d'équipe de la société Log for You, filiale du groupe Allopneus à Valence. Il a été placé en garde à vue pendant deux jours les 18 et 19 mars.

Des messages à caractère sexuel

Pour l'instant, aucune charge n'est retenue contre cet homme décrit par plusieurs salariés comme "plutôt avenant, souriant, rendant service à première vue". Nous ne sommes qu'au début de l'enquête. Depuis la mi-décembre, des échanges à caractère sexuel ont resurgi et ont provoqué de grosses tensions au sein du dépôt valentinois. 

Ce responsable aurait envoyé des messages à caractère pornographique à une salariée, licenciée au cours de l'année 2020. C'est en décembre que la conversation est exhumée par deux collaborateurs. La direction est alertée, l'affaire démarre. L'homme dépose plainte. Il dénonce auprès des policiers une usurpation d'identité, un piratage de sa messagerie. 

Entendue, la salariée qui a reçu ces messages finit par porter plainte à son tour pour harcèlement sexuel. Après les vacances de Noël, en janvier, une autre plainte est déposée par une salariée qui dénonce cette fois un harcèlement moral. Elle a quitté l'entreprise en septembre 2020, se disant "épuisée moralement". Sous les ordres de ce responsable, elle raconte "avoir été forcée d'espionner d'autres salariés et de travailler pendant le confinement alors qu'elle était en chômage partiel".

Des pressions de la direction ?

Une enquête interne a été lancée à la fin février. Mais elle n'a pas permis de ramener le calme, bien au contraire. Des salariés dénoncent des pressions récurrentes de la direction. Certains sont en arrêt maladie depuis le mois de janvier. D'autres sont en télétravail sans mission, "un moyen détourné pour écarter les personnes qui gênent", selon une salariée. La direction aurait tout fait pour étouffer l'affaire selon cette salariée : "On n'a plus à supporter ces débordements en 2021 et ce qui m'a sidérée, c'est le silence de ma direction. Il y a une réelle volonté de faire passer tout ça sous silence et je trouve ça insupportable"

Le responsable a été libéré après ses deux jours de garde à vue mais l'enquête se poursuit. Le parquet n'a pas classé l'affaire sans suite. Une expertise psychologique a été réclamée. Des auditions sont encore prévues. L'inspection du travail a également été saisie sur ce sujet. Contactés par plusieurs moyens, ni la direction, ni l'homme mis en cause n'ont pour l'instant répondu à nos sollicitations. 

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