Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Des policiers en colère manifestent à Reims

mercredi 28 novembre 2018 à 19:10 Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne

Une cinquantaine de fonctionnaires de police se sont réunis ce mercredi 28 novembre devant le palais de justice de Reims pour exprimer leur colère. Ils demandent plus de "protection et de reconnaissance", notamment face aux agressions liées au mouvement des gilets jaunes.

Une cinquantaine se sont mobilisés ce mercredi devant le palais de justice de Reims.
Une cinquantaine se sont mobilisés ce mercredi devant le palais de justice de Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

Reims, France

"La police en colère!" : les cris des fonctionnaires de police, toutes bannières syndicales confondues, durent une poignée de minutes seulement devant le palais de justice ce mercredi midi. Mais la colère est bien réelle selon Christian Pous, secrétaire départemental du syndicat SGP Force ouvrière. Premier motif : la condamnation de trois membres des gilets jaunes vendredi suite à l'agression d'une de leurs collègues, jugée "insuffisante". 

L'un des trois membres des gilets jaunes, accusé d'avoir blessé une policière le 17 novembre, a été condamné à 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel. "Effectivement c'est une peine qui parait lourde, mais c'est l'aménagement qui nous pose problème : nous demandons que les auteurs de violences envers les forces de l'ordre fassent l'objet d'un mandat de dépôt", explique Christian Pous, qui n'en démord pas. Cette peine, certes aménageable avec bracelet électronique, est pourtant à ce jour la plus lourde peine infligée à un membre de gilets jaunes pour des violences, dans la région depuis le début du mouvement de contestation. 

Des policiers "suremployés" depuis le début du mouvement des gilets jaunes 

Deuxième motif de ras-le-bol : le manque de reconnaissance. "Les heures supplémentaires sont actuellement en train d'exploser et la fatigue se cumule... dernièrement il y a eu l'itinérance mémorielle d'Emmanuel Macron, maintenant nous avons les gilets jaunes et puis il y a le marché de Noël... ", souligne encore Christian Pous. Sans compter depuis deux jours, les actions de blocages menées par les forains à Reims. Rien que durant la journée de mardi, près de 50 policiers ont été mobilisés.