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Faits divers – Justice

Des policiers en plus à Brest et Quimper ? Pas pour l'instant

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Les maires de Brest et Quimper réclament des effectifs en plus après les violences dans leurs villes. Ce n'est pas à l'ordre du jour, répond en substance le préfet du Finistère.

Pascal Lelarge, préfet du Finistère.
Pascal Lelarge, préfet du Finistère. © Radio France - Lagain Aurelie

Brest, France

"La nuit a été moins agitée que les précédentes", se félicite en préambule le préfet du Finistère, Pascal Lelarge après les violences à Brest et Quimper. À Brest, on dénombre cinq blessés par balles en 15 jours (trois dimanche soir), après des fusillades à Kerourien. À Quimper, 14 voitures ont brûlé mardi soir, et les forces de l'ordre ont été caillassées par une quarantaine de jeunes. Deux ont été interpellés. 

"C'est irrationnel." - Pascal Lelarge, préfet du Finistère

"On ne s'attend pas à ce type d'éruption de phénomènes de violences. C'est irrationnel. Il y a des signes avant-coureurs", rappelle le préfet. Les bagarres sur la dalle du Steir par exemple. "Il y a des groupes d'individus qui ont pris l'habitude d'une violence débridée et de s'en prendre aux policiers, c'est un phénomène dans notre société. On ne peut pas stigmatiser les gens des quartiers car on a vu qu'il y a des gens qui viennent de partout.  Par contre, il y a des leaders. Une fois que le groupe se constitue et qu'on a un phénomène d'émeutes, c'est très compliqué."

A Penhars, mardi soir, les violences ont commencé après que la police a procédé à des contrôles pour des rodéos : "je ne dirai pas que c'est la police qui a provoqué les violences. Ce sont des rodéos avec des véhicules volés. Et les habitants demandent que l'on réagisse."

"On ne va pas mettre des CRS toute l'année." - Pascal Lelarge

Brest a reçu temporairement le renfort d'une compagnie de CRS. "On ne va pas faire du maintien de l'ordre à temps plein", tempère le préfet. "On ne va pas mettre des CRS toute l'année. Pour l'instant ces situations dramatiques sont des éruptions. A Kerourien, on est sur _des règlements de compte entre des personnes qui se connaissent_. Et on n'a pas eu d'émeutes en périphérie et c'est pour cela qu'on a mis en place des CRS. La réponse judiciaire est également très importante."

Gardiens de la paix ou policiers spécialisés ?

Les maires de Brest et Quimper demandent des renforts de police de façon pérenne. Ils risquent de ne pas être exaucés : "la question des effectifs de police est une question globale. Si j'ai plus de policiers, ce sera bien mais ne mélangeons pas les effectifs de police globaux avec les effectifs spécialisés dans le maintien de l’ordre.

Le préfet salue d'ailleurs la réponse apportée jusqu'ici _: "les policiers à Quimper sont très engagés dans le maintien de l'ordre. Ils ne sont pas démontés quand il y a eu des problèmes, le week-end notamment. Le maintien de l'ordre, c'est une formation spécialisée. Nous devons faire en sorte de disposer dans ce département, qui est une péninsule, d_'accroître la réactivité en cas de manifestations violentes ou d'émeutes."

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