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Faits divers – Justice

Des policiers lorrains condamnés pour "non assistance à personne en danger"

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Trois policiers sont condamnés par le tribunal correctionnel de Nancy pour avoir négligé un appel de détresse concernant des violences sur une personne handicapée. Ce jugement correctionnel suit une affaire de barbarie jugée aux assises au début de l'année.

Les policiers ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour n'avoir pas pris au sérieux l'alerte dénonçant les auteurs des violences.
Les policiers ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour n'avoir pas pris au sérieux l'alerte dénonçant les auteurs des violences. © Radio France - Laurent Watrin

Nancy, France

Trois policiers ont été condamnés, ce mercredi 14 août 2019, par le tribunal correctionnel de Nancy pour "non-assistance à personne en danger". 

Un adjoint de sécurité, âgé de 24 ans, est condamné à deux mois de prison avec sursis. Deux gardiens de la paix, âgés de 42 et 44 ans, sont sanctionnés par un an de prison avec sursis. Les deux policiers les plus âgés devront aussi verser 5 000 euros de dommages et intérêts à la victime, qui s'était constituée partie civile.

Ce jugement correctionnel survient en marge d'une affaire d'actes de barbarie, examinée par la cour d'assises, en février dernier. Les faits remontent à plus de quatre ans. 

Les trois fonctionnaires du commissariat de police de Verdun (Meuse) avaient négligé un appel téléphonique de détresse dénonçant des violences à l'encontre d'une personne handicapée, déficiente mentale.

Une alerte méprisée

Un soir de mars 2015, un homme, pris de remords, avait appelé la police meusienne pour dénoncer les viols, violences et humiliations qu'il faisait subir, avec cinq complices, à la jeune femme de 20 ans.  

Les représentants de la force publique n'avaient pas pris au sérieux leur interlocuteur, malgré les détails fournis : noms des agresseurs, identité de la victime, lieu des faits, nature des sévices...

Dans cette affaire, les six tortionnaires avaient été condamnés, en février 2019, à des peines allant de 7 à 18 ans de réclusion criminelle.