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Faits divers – Justice

Des questions sur la sécurité dans les maisons de retraite après les agressions à Nantes

mardi 6 février 2018 à 2:00 - Mis à jour le mardi 6 février 2018 à 7:30 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Un jeune homme de 23 ans est entré dans une maison de retraite de Nantes, dans la nuit de vendredi à samedi. Il a commis des attouchements sur au moins trois résidentes. Cette intrusion pose la question de la sécurité des établissements qu'il est difficile de renforcer.

Faute de moyens, difficile d'améliorer la sécurité dans les maisons de retraite
Faute de moyens, difficile d'améliorer la sécurité dans les maisons de retraite © Maxppp -

Loire-Atlantique, France

C'est une intrusion qui fait froid dans le dos. Dans la nuit de vendredi à samedi, un jeune homme de 23 ans, qui avait trop bu, est entré dans une maison de retraite à Nantes. Il a commis des agressions sexuelles sur deux résidentes de 93 et 94 ans. Ce sont leurs cris qui ont donné l'alerte. Une troisième pensionnaire âgée de 84 ans a été retrouvée avec la chemise de nuit relevée, mais elle est trop vulnérable pour pouvoir dire ce qui s'est passé. Ces agressions posent la question de la sécurité dans les ehpads et les maisons de retraite. Une sécurité qu'il semble difficile de renforcer.

Entre les résidents, leurs familles et les intervenants extérieurs, impossible de contrôler tout le monde

Ces établissements sont des lieux où il y a beaucoup de passage. La plupart des résidents sont libres d'aller où ils veulent, leurs familles viennent les voir, il y a les intervenants extérieurs comme le kiné ou la coiffeuse... En plein jour, c'est déjà difficile de contrôler qui entre et qui sort. Et ça se complique le week end. Souvent, il n'y a personne à l'accueil le dimanche, ça coûte trop cher. Il y a bien des digicodes aux entrées, mais c'est avant tout pour empêcher les pensionnaires qui sont atteints de maladies type Alzheimer de sortir. 

Nous n'avons déjà pas les moyens d'avoir suffisament de personnel pour s'occuper des résidents, alors la sécurité passe un peu au second plan

C'est aussi très compliqué la nuit. "Il n'y a souvent qu'un seul soignant pour 40 à 50 résidents", explique Yann Le Fol de FO santé. "Il y a les changes des résidents à faire, surveiller ceux qui ont des problèmes de santé, monter, descendre sans cesse d'un étage à l'autre... C'est impossible de faire en plus des rondes pour vérifier que tout va bien". Certains établissements sont équipés de caméras, mais impossible d'imaginer un vigile qui les regarderait en temps réel. "Tout ce que nous pouvons faire pour améliorer la sécurité doit se faire à moyens constants", explique Xavier Relandeau, le président de la fédération des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées de Loire-Atlantique. "Et avoir un vigile à demeure, ça coûte beaucoup trop cher. Déjà que nous n'avons pas les moyens d'avoir suffisamment de personnel pour s'occuper des résidents... Alors la sécurité passe un peu au second plan. Il y a bien des sociétés de surveillances qui passent, mais de façon ponctuelle. C'est très compliqué de renforcer encore la sécurité". C'est pourtant ce que l'Etat demande aux maisons de retraite mais dans le cadre du plan vigipirate

Des cambrioleurs qui font le tour des chambres

Résultat, il y a régulièrement des intrusions dans les maisons de retraite. La plupart du temps, ce sont des cambriolages. Dans un établissement près de Saint-Nazaire, "quelqu'un est rentré avec une hache pour vider le coffre-fort", se souvient Yann Le Fol. Un exemple extrême : en général, les voleurs font le tour des chambres pour voler ce qu'il y a dans les tables de nuit ou les commodes.