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Faits divers – Justice

Des solutions de relogement pour des familles de migrants qui dormaient sous des tentes à Reims

jeudi 6 septembre 2018 à 18:04 Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne

Deux familles qui vivaient à Reims sous des tentes depuis plus d'un mois et demi ont appris qu'elles allaient être relogées. La Préfecture de la Marne leur a trouvé des appartements, à Verdun et en Auvergne. Pour les autres, une audience doit avoir lieu ce vendredi au tribunal administratif.

Une vingtaine de tentes pour abriter des migrants sont installées près du canal, rue Henri Paris à Reims
Une vingtaine de tentes pour abriter des migrants sont installées près du canal, rue Henri Paris à Reims © Radio France - Aurélie Jacquand

Reims, France

Les toiles de tente sont installées sur un terrain de foot, entre des immeubles et la route qui longe le canal, rue Henri Paris à Reims. Une vingtaine d'abris qui était auparavant au parc St John Perse, jusqu'à ce que la mairie de Reims dépose un recours en justice pour demander l'évacuation du camp (le 20 août dernier). Depuis, la trentaine de migrants vit donc en face de l'Armée du Salut.

Lorsque l'on s'approche, ce sont les enfants qui nous accueillent et cette fois Ibtissam Boucharra, membre du collectif qui vient en aide aux migrants, a une bonne nouvelle à leur annoncer : "Vous allez partir d'ici, vous avez un appartement !". Une mère de famille serbe retrouve le sourire et des "Merci !" fusent. Avec son mari et ses sept enfants, elle prendra la direction de Verdun (Meuse) ce lundi.

Une autre famille, d'origine albanaise celle-là, quittera Reims dès vendredi pour rejoindre une petite commune d'Auvergne : "Ils n'ont pas le choix de la destination", explique Ibtissam "Et ils ne peuvent pas refuser sinon on pourrait ensuite leur refuser l'attribution d'allocations". Mais peu importe le lieu pour Aram, 12 ans, content de quitter ce camp de fortune : "Ici il n'y a pas d'eau, pas de toilettes, pas de douche, la nuit il fait froid. Je suis content d'avoir un appartement".

Le camp de migrants rue Henri Paris à Reims - Radio France
Le camp de migrants rue Henri Paris à Reims © Radio France - Aurélie Jacquand

C'est la Préfecture de la Marne qui leur a trouvé ces hébergements et pour Ibtissam Boucharra, il ne fait aucun doute que les référés en liberté déposés cette semaine devant la justice, ont pesé dans la balance. Une audience doit en effet avoir lieu ce vendredi 7 septembre au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

"Il y a urgence et atteinte au droit d'asile"

Le référé liberté est une procédure d'urgence qui permet de saisir un juge administratif lorsqu'il y a atteinte à une liberté fondamentale. "Ce qu'on a fait valoir c'est qu'il y avait une atteinte manifeste au droit d'asile", explique Ibtissam, "Chaque Etat s'est engagé, dans le cadre du droit d'asile, à accorder des conditions matérielles minimum. Or ici les gens vivent sans eau, sans toit, sans toilettes, sans douche...". Quant à l'urgence, elle la résume ainsi : "Elle est fondée sur le fait qu'il y ait des enfants en bas âge, mais aussi sur le fait que d'un côté la mairie veut les expulser alors que de l'autre la Préfecture ne leur propose pas de solution".

Si la Préfecture de la Marne a trouvé une solution pour deux familles, d'autres vont rester dehors et c'est pour elles que le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne est appelé à se prononcer ce vendredi matin à 9h30.