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Faits divers – Justice

Des soupçons d'emplois fictifs et d'abus de bien social à la CFTC de Meurthe-et-Moselle

mercredi 11 avril 2018 à 11:22 - Mis à jour le mercredi 11 avril 2018 à 19:22 Par Laurent Watrin, France Bleu Sud Lorraine

L'association Anticor 54 apporte des éléments neufs qui intéressent la justice, six ans après la mise en examen d'un responsable lorrain du syndicat chrétien, mis en cause pour abus de confiance et escroquerie présumés.

Le siège de la fédération CFTC du Bâtiment de Meurthe-et-Moselle, rue Emile Gallé, à Nancy.
Le siège de la fédération CFTC du Bâtiment de Meurthe-et-Moselle, rue Emile Gallé, à Nancy. © Radio France - Laurent Watrin

Nancy, France

Plus de 15 000 euros de salaire mensuel... "Est-ce bien moral pour un dirigeant de la CFTC ?", interroge malicieusement une source proche du dossier. Mais si l'affaire jette un trouble sur le syndicat chrétien en Meurthe-et-Moselle, c'est qu'elle ne relève pas seulement de la morale. Des témoignages et une plainte de la sécurité sociale alourdissent un dossier déjà ancien. 

Les premiers soupçons remontent en effet à 2012. Année de la mise en examen de Patrick Del Grande, dirigeant lorrain de la fédération CFTC du Bâtiment, soupçonné pour "abus de confiance et escroquerie". Depuis, rien de neuf. Le dirigeant syndical, décoré de la Légion d'Honneur en 2009, aurait favorisé une adjointe. La justice cherche à vérifier si tous deux ont pu profiter de leurs mandats dives, dans plusieurs instances sociales, lesquelles payent les heures de délégations syndicales. C'est notamment sur ce point que le mystère se dévoile un peu, six ans après.

Une instruction judiciaire relancée ?

L'association Anticor a rassemblé les récits de plusieurs employés du syndicat en Meurthe-et-Moselle. Ces témoignages, parfois écrits et détaillés, évoquent des emplois présumés fictifs et des pratiques étranges à la CFTC. Certaines personnes ont même déclaré avoir peur des représailles. 

La CPAM a porté plainte, affirme Marcel Claude, délégué de l'association Anticor en Meurthe-et-Moselle. La Sécurité sociale a tiqué devant les montants exorbitants des indemnités réclamées par le syndicat pour les heures de délégation de ses mandataires.  "C'est de l'argent public", souligne Marcel Claude.

Le dossier semble pris au sérieux par le procureur de la République de Nancy, qui "a demandé à une juge d'instruction de suivre notre signalement", explique le responsable de l'association de lutte contre la corruption. 

"Une affaire très grave", selon Anticor

Tout en restant prudent, Marcel Claude s'étonne de la lenteur de l'instruction judiciaire jusqu'à présent : "Ce que souhaite Anticor maintenant, c'est que les témoins soient entendus et que la justice fasse la lumière sur ce qui me semble être une affaire très grave".

Le Canard Enchaîné évoque aussi l'affaire, dans son édition de ce mercredi 11 avril 2018, avec ce titre : "Mandats en or à la CFTC". Du côté du syndicat chrétien, un silence de cathédrale sonne l'arrivée de ces (mauvaises) nouvelles.