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Des stages de plongée sous-marine proposés aux détenus révoltent les surveillants de la prison de Béziers

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Par , France Bleu Hérault

Trois détenus de la prison de Béziers (Hérault) viennent de participer à un stage de plongée sous-marine à Carnon-plage. Mais cette sortie est dénoncée par les surveillants qui se voient refuser des formations professionnelles pour des raisons financières. Le personnel a bien du mal à comprendre.

Plongée sous-marine
Plongée sous-marine © Radio France - OCVS / CC0 Creative Commons / Pixabay

Le syndicat Force ouvrière de la prison de Béziers dans l'Hérault est vent debout après l'organisation d'un stage de plongée sous-marine proposé à trois détenus. Ces derniers ont reçu l'autorisation de se rendre à Carnon-Plage (entre Palavas-les-Flots et la Grande-Motte).  Les prisonniers étaient accompagnés de deux moniteurs de sport, d'un dirigeant de la prison et d’un officier

Cette sortie est tout à fait légale, mais Force ouvrière pénitentiaire dénonce ce traitement de faveur. "D’un côté, on s'attaque aux retraites des fonctionnaires. D’un autre, on offre des cours de plongée à la population carcérale. C’est à n’y rien comprendre" dit Nicolas Burtz, le représentant FO. "Notre direction nous refuse des formations professionnelles pour des raisons financières. Cherchez l'erreur."

"On marche sur la tête" dixit Nicolas Burtz, délégué syndical F.O pénitentiaire Béziers

Le syndicat pointe du doigt le coût de cette sortie plongée, le repas le midi dans un restaurant de la ville, mais aussi la présence de quatre accompagnateurs pour encadrer les détenus.

"C'est un peu malvenu" rajoute Nicolas Burtz. "Les formations refusées sont des formations professionnelles sur notre métier, pas pour aller faire du sport sur le terrain. Et puis une initiation à la plongée, a un certain coût financier non-négligeable. Certains personnels n'ont pas les moyens d'offrir une telle sortie. On demande toujours plus aux fonctionnaires. Les avantages dans la fonction publique sont en train de s'effondrer les uns après les autres.

Et d'un autre côté, l'administration pénitentiaire va payer des sorties de plongée sous-marine. Ce n'est pas cohérent. Ce personnel encadrant est payé. Par contre, cela ne dérange personne si un surveillant de prison se voit refuser d'une formation de 8 heures sur le terrorisme. Là, on nous met en avant les problèmes de remplacement ou d'heures supplémentaires".  

Ces sorties sont légales. Il arrive que des détenus participent à des sorties sportives (hippique, canoë-kayak...), et pas uniquement à la prison de Béziers. Il s'agit de stages pour une meilleure réinsertion du détenu. Mais cette fois, la pilule a bien du mal à passer à la prison de Béziers.

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