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Des substances explosives dorment dans des lacs artificiels à Toulouse, aucune dépollution programmée

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

La double explosion à Beyrouth au Liban a réveillé les inquiétudes concernant le stockage de tonnes de nitrocellulose au sud de Toulouse, un explosif utilisé pour les obus de la Première guerre mondiale. Le ministère des Armées indique qu'aujourd'hui, il n'est pas possible d'engager une dépollution.

Les ballastières de Braqueville sont situées près de l'Oncopole et de la Garonne.
Les ballastières de Braqueville sont situées près de l'Oncopole et de la Garonne. © Radio France - Mélanie Juvé

Des tonnes de substances explosives dorment dans des lacs artificiels au sud de Toulouse depuis plus d'un siècle, tout près du site d'AZF. Et la catastrophe de Beyrouth a ravivé les inquiétudes, notamment des élus locaux qui se battent depuis des années pour la dépollution de la zone.

La députée de Haute Garonne Sandrine Mörche a interpellé ce mercredi la ministre des Armées Florence Parly concernant le stockage de 5.000 tonnes de nitrocellulose, noyés dans quatre lacs artificiels appelés ballastières, situés au sud de Toulouse, près de l'Oncopole. La nitrocellulose est une substance explosive utilisée pour les obus pendant la Première guerre mondiale. La députée avait déjà interpellé l'Etat en 2017, tout comme d'autres élus locaux depuis une dizaine d'années.

"Cela fait des dizaines d'années que la municipalité demande à l'Etat de respecter ses engagements de vider les ballastières, et qui sont un danger d'explosion important, notamment au moment du dérèglement climatique et des canicules qui font que l'eau pourrait progressivement s'évaporer et développer le risque sur cette zone" explique Antoine Maurice, élu écologiste d'opposition à la mairie de Toulouse, qui se bat également contre les autres risques industriels. En 2017, le premier ministre en fonction Bernard Cazeneuve, alors en déplacement à Toulouse avait pourtant promis que l'Etat s'engagerait à commencer des opérations de dépollution en 2022. 

Pas de dépollution prévue selon le ministère des Armées

Du côté du ministère des Armées, propriétaire du site, on confirme la présence des 5.000 tonnes de nitrocellulose, mais aussi qu'aucun risque d'explosion n'est avéré, la substance restant inactive dans l'eau. Cependant il est impossible d'engager des opérations selon le ministère, car le site est protégé, classé Natura 2.000, et abrite également un lieu de reproduction d'espèces menacées. 

"Aucune solution n'existe aujourd'hui" indique-t-on, et aucune opération n'est prévue pour l'instant, même si le dossier reste ouvert.

Pour l'élu Antoine Maurice : "Les gouvernements successifs bottent en touche, ou en tout cas gagnent du temps, parce qu’évidemment enlever les ballastières a un coût important, c'est des travaux complexes, mais la question c'est : est-ce que la vie des Toulousains vaut moins que ce déménagement des ballastières ?"

Je crois que l'Etat doit prendre ses responsabilités. — Antoine Maurice

Un dossier qui fait consensus entre les élus d'opposition et de la majorité. Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déjà envoyé au cours des précédents mandats trois courriers à l'Etat pour demander une dépollution. La mairie ajoute également qu'il n'existe aucun risque avec la proximité du chantier du téléphérique. 

Derrière le chantier du téléphérique, les quatre lacs artificiels et la nitrocellulose.
Derrière le chantier du téléphérique, les quatre lacs artificiels et la nitrocellulose. © Radio France - Mélanie Juvé
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