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Faits divers – Justice

Des surveillants de la prison de Metz-Queuleu visés par des mises à pied après le mouvement social de janvier

lundi 8 octobre 2018 à 4:17 Par Magali Fichter, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Dix mois après un mouvement social national des surveillants de prison, de nouvelles sanctions tombent. Au centre pénitentiaire de Metz-Queuleu, 57 agents écoperaient d'une mise à pied pouvant aller jusqu'à cinq jours ferme. Parmi eux, certains se seraient mis en arrêt maladie pendant la grève.

Les forces de l'ordre devant la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, avant la dispersion des manifestants
Les forces de l'ordre devant la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, avant la dispersion des manifestants © Radio France - Clément Lhuillier

Metz, France

Cela fait désormais dix mois. En janvier dernier, suite à une agression de surveillants par un détenu radicalisé dans le Nord, un mouvement social d'ampleur nationale gagnait les prisons de France. Or, comme les policiers ou les militaires, les surveillants pénitentiaires n'ont pas le droit de faire grève. Ils avaient donc déjà écopé de sanctions financières sous forme de retenue de salaire sur leurs fiches de paie, ils seraient désormais 57, sur environ 300 personnels au centre pénitentiaire de Metz-Queuleu, à écoper de mises à pied allant d'un à cinq jours fermes. 

Imaginez-vous, dans le privé, vous amenez votre certificat médical à votre employeur, et il le déchire en vous disant que vous n'êtes pas malade !" - Faouzid Kolli, secrétaire UFAP

Cela concerne notamment les salariés qui se sont mis en arrêt maladie pendant la période de grève. Selon Faouzid Kolli, secrétaire UFAP à Metz-Queuleu, "l'administration pénitentiaire ne reconnaît tout simplement pas les arrêts de travail pendant cette période. On n'a jamais vu ça ! Imaginez-vous, dans le privé, vous amenez votre certificat médical à votre employeur, et il le déchire en vous disant que vous n'êtes pas malade !"

Un médecin peut difficilement juger de la validité d'un arrêt de travail plusieurs mois après." - Alain Prochasson, président de la Confédération syndicale des médecins de France en Lorraine

S'il y a soupçon d'"arrêt de travail de complaisance", l'employeur peut mandater un médecin expert pour effectuer une contre-visite. Mais le contrôle ne peut se faire "que de date à date, pendant l'arrêt maladie, explique Alain Prochasson, président de la Confédération syndicale des médecins de France en Lorraine. Il ne peut pas se faire a posteriori. Un médecin peut difficilement juger de la validité d'un arrêt de travail plusieurs mois après. Et ce n'est pas l'administration seule qui peut juger qu'un arrêt de travail est de complaisance ou pas."

Des recours vont donc être déposés par les syndicats devant le tribunal administratif. La direction nationale de l'administration pénitentiaire n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.