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Faits divers – Justice

Il volait dans les chambres de patients hospitalisés à Caen pour se payer de la cocaïne

Un Caennais de 40 ans a été condamné ce jeudi à un an de prison avec sursis pour une vingtaine de vols commis au CHU de Caen, dans deux cliniques et dans un centre de ré-éducation. Il subtilisait des portables, tablettes et ordinateurs dans les chambres pour financer son addiction à la cocaïne.

Le voleur a écumé les chambres du CHU, de deux cliniques et d'un centre de ré-éducation.
Le voleur a écumé les chambres du CHU, de deux cliniques et d'un centre de ré-éducation. © Radio France - Olivier Duc

Caen, France

Au CHU, la polyclinique du Parc, à la clinique Saint Martin et même dans un centre de ré-éducation, une vingtaine de vols ont été commis depuis fin août. Un homme de 40 ans a été condamné à un an de prison, peine entièrement assorti du sursis. Ce Caennais bien inséré socialement n'avait trouvé que cela pour payer sa drogue. A la barre, il s'est dit pétri de honte.

Jusqu'à 5 grammes de cocaïne par jour 

Il est arrivé tout penaud devant le tribunal correctionnel, comme sorti d'un long cauchemar où seule sa consommation de cocaïne comptait. "Jusqu'à 5 grammes par jour", confesse-t-il, à raison de 60 euros le gramme, toutes les économies du couple y sont passées. Il a donc commencé à écumer l'hôpital et les cliniques, "des lieux publics où peut se balader sans qu'on vous demande ce que vous faites là. Et j'allais dans des chambres vides", précise-t-il. 

J'avais l'impression de voler des objets, pas des personnes

Son butin : des téléphones, des tablettes, des ordinateurs et de l'argent. Il revendait les objets immédiatement dans des magasins de cash. Mais un événement va le sortir de cet engrenage infernal. Son dealer vient le menacer chez lui et fait peur à sa compagne et à ses enfants. C'est le déclic. "Ça va faire deux semaines samedi que je n'ai rien consommé" confie-t-il. Cet ancien héroïnomane avait déjà décroché il y a une dizaine d'années. Mais le stress au travail l'a fait replonger. "Ça n'excuse pas, précise-t-il, mais ça peut expliquer".

Les victimes présentes dans la salle le plaignent

Le tribunal n'a pas envie de l'accabler, pas plus que les victimes présentes dans la salle. Comme Gisèle, dont l'ordinateur a été volé alors qu'elle était en centre de ré-éducation. Cette femme de 78 ans a beau avoir fait des cauchemars toutes les nuits après, elle plaint l'homme plus qu'elle ne lui en veut. Lui s'excuse platement, pétri de honte. "Depuis que j'ai arrêté la drogue, je reprends conscience et je me rends compte de tout le mal que j'ai fait". Il est condamné à un an de prison, peine entièrement assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve au cours duquel il devra se soigner et rembourser ses victimes. Un peu plus de 6000 euros pour le préjudice matériel et le préjudice moral.

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