Faits divers – Justice

Deux ans après la mort de Julia dans un accident sur la nationale 7, sa maman demande justice

Par Marie Rouarch, France Bleu Provence et France Bleu mercredi 30 mars 2016 à 10:13

L'accident s'est produit à Pourrières le 27 mars 2014
L'accident s'est produit à Pourrières le 27 mars 2014 © Maxppp - Maxppp

Le 27 mars 2014, Julia est décédée dans un accident de la route sur la nationale 7 à Pourrières. Deux ans après, la justice n'a toujours pas jugé le ou les responsables. Au grand dam de la famille de l'adolescente.

"En 10 minutes, ma vie a basculé". Deux ans après le drame, Hélène Brun, la maman de Julia, a toujours la voix qui tremble quand elle évoque l'accident de sa fille.

À 17h38 ce 27 mars 2014, Julia et son amie Héléna rentrent de cours dans un minibus scolaire. Le véhicule est percuté par un poids-lourd à Pourrières. Les deux adolescentes décèdent dans l'accident.

"Le goûter était prêt à la maison", explique la mère de Julia. En ne voyant pas rentrer sa fille, elle lui envoie un SMS qui reste sans réponse. Alors Hélène Brun prend sa voiture et découvre l'accident.

Toujours pas de procès

Deux ans après, la procédure judiciaire stagne toujours.

"C'est très dur, le procès n'a toujours pas eu lieu. Une enquête judiciaire a été ouverte et pour le moment, une personne est mise en examen (le chauffeur du poids lourd, NDLR). Ce que nous aimerions, c'est que la justice fasse son travail, peu importe que ça dure longtemps. J'espère que s'il y a des responsables, ils seront jugés pour ce qu'ils ont fait" (Hélène Brun)

Depuis l'accident, la maman de Julia n'a eu aucun contact avec le chauffeur du poids lourd. "En France, la justice... enfin on vous dit que ce n'est pas une bonne idée", explique-t-elle. "On espère toujours que ces personnes regrettent leur geste, peut-être leur manque de responsabilité à ce moment-là."

Des aménagements pour faire patienter les gens

Depuis l'accident, quelques aménagements ont été réalisés sur la nationale 7. Plus "pour faire patienter les gens, dire que quelque chose a été fait", selon Hélène Brun, qui évoque des aménagements "plus dangereux qu'avant" : les motards auraient remarqué une peinture au sol excessivement glissante, même lorsqu'il ne pleut pas.

Deux ans après le décès de sa fille, Hélène Brun continue à réclamer des mesures pour sécuriser le transport des enfants.