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Faits divers – Justice

Attentats du 13 novembre 2015 : "Il existe toujours des zones d'ombre" selon François Molins

vendredi 10 novembre 2017 à 10:44 - Mis à jour le vendredi 10 novembre 2017 à 17:14 Par Viviane Le Guen, France Bleu Paris et France Bleu

La France s'apprête à commémorer les attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés le 13 novembre 2015. Deux ans après, il existe toujours des "zones d'ombre" dans l'enquête a confié le procureur de Paris François Molins sur franceinfo ce vendredi.

Commémoration des attentats du 13 novembre (2016)
Commémoration des attentats du 13 novembre (2016) © Maxppp - Thomas Padilla

Invité de franceinfo ce vendredi, le procureur de Paris, François Molins, a confirmé que l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 était toujours en cours. "On peut toujours espérer que l'arrestation de certaines personnes, si elles acceptent de coopérer et de parler, puisse apporter des éléments positifs et des clés de lecture supplémentaires pour comprendre tout ce qu'il s'est passé" a-t-il indiqué.

"Les juges d'instruction (...) espèrent clôturer le dossier au printemps 2019", a-t-il ajouté décrivant un dossier "tentaculaire". "On compte plus de 220 tonnes de procédure, et un peu plus de 28 000 procès verbaux et on a vraiment été confrontés à une cellule terroriste d'une ampleur inédite".

Deux ans après les faits, une quinzaine de suspects sont mis en examen ou visés par un mandat d'arrêt.

Seul membre des commandos jihadistes encore vivant, Salah Abdeslam est incarcéré et placé à l'isolement à la prison de Fleury-Mérogis. Il doit être jugé en Belgique du 18 au 22 décembre pour "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers", après la fusillade à Forest, dans l'agglomération bruxelloise, le 15 mars 2016, trois jours avant son arrestation à Molenbeek, quartier défavorisé de la capitale belge.

"A peu près 690" Français en zone irako-syrienne

François Molins, a espéré que l'éventuelle capture de jihadistes en zone irako-syrienne fasse progresser l'enquête. "Les services de renseignement estiment à à peu près 690 le nombre de personnes [françaises] qui se trouvent dans la zone irako-syrienne, dont 295 femmes et 28 mineurs combattants de plus de 15 ans". Un chiffre qui ne tient pas compte des mineurs non combattants, dont le nombre est estimé à 400.

"Je pense que la majorité d'entre eux n'a pas forcément très envie de revenir en France compte-tenu des poursuites judiciaires dont ils font l'objet", a ajouté le procureur. Tous les combattants français qui ont été identifiés ont été judiciarisés et font l'objet soit de mandat de recherche, soit de mandat d'arrêt, a précisé François Molins.

Notre dossier ► Attentats du 13 novembre 2015