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Faits divers – Justice

Deux ans après les attentats du 13 novembre, les rescapés, les victimes et leurs familles ont toujours besoin d'aide

lundi 13 novembre 2017 à 5:18 Par Camille Labrousse, France Bleu Touraine

Il y a deux ans, le terrorisme islamiste plongeait à nouveau la France dans l'effroi. Au Bataclan ou en terrasse de bars et restaurants parisiens, 130 personnes ont perdu la vie. Aujourd'hui, les rescapés, les témoins et les familles des victimes sont toujours accompagnés par l'ADAVIP 37.

L'an dernier, des rassemblements spontanés ont eu lieu, pour le premier anniversaire des attentats du 13 novembre
L'an dernier, des rassemblements spontanés ont eu lieu, pour le premier anniversaire des attentats du 13 novembre © Radio France - IAN LANGSDON

Au lendemain du 13 novembre 2015, l'ADAVIP en Indre-et-Loire a commencé à épauler des familles de disparus, des blessés, physiques ou psychologiques, des témoins des massacres ou bien des familles, qui ce soir-là, ont vécu l'enfer, sans nouvelles de leurs proches pendant de longues heures. En tout, l'ADAVIP 37 (Association d'aide aux victimes d'infractions pénales) accompagne une douzaine de familles.

L'accompagnement devrait durer plusieurs années

Il a fallu leur offrir un soutien médical et psychologique. Un accompagnement juridique leur a aussi été proposé, qui consistait à leur expliquer si c'était nécessaire ou non de porter plainte. L'ADAVIP les a aussi aidés à remplir avec eux des dossiers d'indemnisation. Cette année, les expertises pour établir le montant de ces indemnités ont commencé, des provisions ont été versées et parfois même la totalité de la somme. Mais impossible d'en savoir plus, l'ADAVIP tient à protéger les familles à ce sujet.

Marie-Paule Carrey est la directrice de l'association. Elle estime que les victimes et leurs familles vont de mieux en mieux.

Tout dépend des situations individuelles mais globalement ces familles reprennent progressivement goût à la vie. Il y a des hauts mais encore beaucoup de bas. Le moindre événement, à la télé ou dans leur vie peut leur rappeler ce qu'elles ont vécu ce soir-là, comme des pétards ou un feu d'artifice.

Alors que certains se sont fait connaître immédiatement d'autres ont attendu de longs mois. C'est le cas notamment d'un spectateur du Stade de France, qui a contacté l'ADAVIP 37 en 2017. Il pensait que tout allait bien, avant de se rendre compte qu'il avait besoin d'un soutien psychologique.

L'association sera dit-elle présente autant qu'il le faudra. Au moins pendant plusieurs années, le temps de l'instruction et du procès, si un jour il y en a un.

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