Faits divers – Justice

Deux ans de prison ferme pour avoir agressé une femme dans la rue à Montélimar

Par Stéphane Milhomme, France Bleu Drôme-Ardèche lundi 20 avril 2015 à 17:32

Le palais de Justice de Valence dans la Drôme, avril 2015.
Le palais de Justice de Valence dans la Drôme, avril 2015. © Radio France - Stéphane Milhomme

Le tribunal correctionnel de Valence a condamné ce lundi après-midi un homme de 45 ans connu pour ses problèmes avec l'alcool. Vendredi soir à Montélimar, il a frappé au visage, tenté d'étrangler une femme de 26 ans qui refusait ses avances.

Et cette jeune femme de 26 ans arrive devant les juges et son agresseur avec des lunettes noires et un foulard. Ses yeux sont rouges, "au beurre noir", ce qui démontre la violence des coups qu'elle a reçus.

"J'ai cru que j'allais mourir"

A Montélimar, nous sommes vendredi soir et elle discute gentiment au début avec cet homme qui fréquente la même association d'insertion qu'elle. Ils boivent un verre un peu plus loin mais elle refuse ses avances et il s'énerve... elle parle de coups de tête, coups de genoux et des insultes qu'il profère pour la contraindre ... mais elle refuse encore : "j'ai cru que j'allais mourir ... je ne pouvais plus respirer " .

La jeune femme ne doit sa survie qu'à la présence de deux jeunes qui l'ont secourue et immédiatement prévenu la police de Montélimar. Contrôlé à 0,80 grammes d'alcool, puis devant les juges, l'agresseur a perdu la mémoire : "Vous avez vu son état aujourd'hui" dit la présidente ? "Qu'est-ce que vous avez à dire ?"

  • "Je ne sais pas" répond cet homme, comme absent "je ne comprends pas".****

"Déchaînement de violence"

Il est en invalidité à la suite d'un accident et après une récente condamnation, il doit se soigner pour ses problèmes d'alcool : "J'essaie mais ce n'est pas évident". L'avocate de la victime attend toujours ses excuses : "ce n'est pas seulement de la violence c'est de la barbarie" . Le procureur met en parallèle ce "déchainement de violence avec la souffrance de la victime dans sa chair". L'agresseur est condamné à deux ans de prison ferme... et son avocate estime "qu'il ne se rend même pas compte d'avoir commis de telles violences" face à "un gros problème d'alcool qui n'est pas réglé" .