Faits divers – Justice

Deux ans de prison pour 32 coups portés au visage d'une femme à Valence

Par Stéphane Milhomme, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 23 avril 2015 à 18:27 Mis à jour le jeudi 23 avril 2015 à 20:10

Le tribunal correctionnel de Valence dans la Drôme - image d'illustration.
Le tribunal correctionnel de Valence dans la Drôme - image d'illustration. © Radio France - Stéphane Milhomme

Un homme de 30 ans condamné ce jeudi par le tribunal correctionnel de Valence dans la Drôme après une violente agression sur deux femmes. Dans la nuit du 2 au 3 avril, il s'était montré particulièrement violent à la suite d'une dispute.

Deux ans de prison ferme et six mois avec sursis. Il faut dire que cet homme de 30 ans s'est livré à un vrai déferlement de violence, dans la nuit du jeudi 2 avril au vendredi 3 avril, à deux pas du commissariat. Ia assainé à sa victime, une jeune femme de 23 ans, pas mois de 32 coups de pied au visage.

Et si le décompte est si précis, c'est parce que les policiers ont pu comptabiliser les coups. Les caméras de surveillance ont tout enregistré. Une vidéo de 2 minutes 30 a été présentée d'ailleurs devant les juges.

"Une crise de nerf"

Les images montrent le jeune homme frapper sa victime à terre, la rattraper quand elle tente de s'échapper. Une amie de la jeune femme essaie bien de s'interposer. Mais elle reçoit une violente gifle. L'homme finit par s'arrêter, laissant la jeune femme quasiment inconsciente allongée dans le caniveau.

A l'audience, l'agresseur regarde les images... impassible... Il parle d'une "crise de nerf" après avoir été frappé à la tête par sa victime... à l'aide d'une bouteille en verrre. La vue de son propre sang lui a rappelé que lui même avait frôlé la mort en 2013... près avoir reçu plusieurs coups de couteau.

"N'essayez pas d'inverser les rôles"

Cette ligne de défense est balayée par le procureur de la République : "n'essayez pas d'inverser les rôles... nous ne sommes pas dans un cas de légitime défense... ce déferlement de violence est totalement disproportionné quelque soit votre passé... " et lui précise :  "vous auriez pu la tuer et vous retrouvez devant une cours d'assise".