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Deux ans et demi de prison pour l'auteur des coups de feu à Montélimar

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ll avait semé la panique en vidant le chargeur d'une arme depuis son balcon en plein centre de Montélimar le 16 mai dernier. Jugé par le tribunal correctionnel de Valence ce lundi, l'homme de 44 ans a été condamné à deux ans et demi de prison. Drogué, il possédait une importante quantité d'armes.

Reconnu coupable d'avoir tiré des coups de feu, de posséder une quantité impressionnante d'armes et d'avoir consommé des stupéfiants, l'homme a été condamné à deux ans et demi de prison
Reconnu coupable d'avoir tiré des coups de feu, de posséder une quantité impressionnante d'armes et d'avoir consommé des stupéfiants, l'homme a été condamné à deux ans et demi de prison © Radio France - Tommy Cattaneo

L'homme qui avait ouvert le feu dans le centre ville de Montélimar mi-mai a été condamné à deux ans et demi de prison dont 15 mois avec sursis. Jugé lundi après-midi par le tribunal de grande instance de Valence, l'homme de 44 ans avait été interpellé le 19 mai dernier pour avoir vidé le chargeur d'une carabine sur une antenne satellite du haut de son immeuble. Une importante quantité d'armes à feu a été retrouvées chez lui, ainsi que des drogues dures.

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Drogue, armes et explosifs

Le quadragénaire originaire du Portugal possédait à son domicile montilien un véritable arsenal : fusil de chasse, 22 long rifle, pistolet à crosse nacrée, calibre 12 avec cartouches, munitions de 6,35mm, ainsi qu'une grenade. "Tous les Portugais en ont chez eux !", déclare le prévenu au sujet de ces armes. En plus de tout ça, les enquêteurs ont également trouvé deux bonbonnes contenant respectivement 1,8 grammes de cocaïne et plus de 19 grammes d'héroïne. "C'est pour ma consommation, ça. En une journée c'est fini", avance l'homme.

Le prévenu, qui ne nie pas les faits, explique son geste par sa consommation de drogue : "J'avais peut-être tapé un trait de cocaïne de trop. J'avais une copine avec moi, elle voulait que je lui montre comment marchait l'arme. J'ai tiré en l'air pour lui montrer. Au Portugal c'est une banalité. Si vous tirez en l'air, ça ne choque personne", se défend le prévenu. "En pleine ville ?", interroge la présidente. "N'exagérons pas", répond l'homme avec le sourire.

Retour à la case "prison"

Dans son réquisitoire, la procureure de la République avait requis quatre ans de réclusion criminelle ferme contre le prévenu. Son avocate, maître Ceyte, voulait absolument lui éviter de retourner en prison. "Il n'a pas besoin de prison ferme, mais de soins. La prison ça ne marche pas avec lui", explique-t-elle en s'appuyant sur son parcours pénitentiaire particulièrement long : près de 24 ans passés derrière les barreaux après de multiple condamnations à répétition, sans aucun aménagement de peine. 

La présidente a décidé de joindre les deux dossiers d'arme et de drogue et d'appliquer une unique peine de deux ans et demi de prison, dont la moitié avec sursis, assortis d'une obligation de soins et de l'interdiction de posséder une arme.

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