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Surfeurs "désinvoltes" verbalisés à Guissény : l'un des deux conteste la version des gendarmes

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Breizh Izel

Repérés par une patrouille de gendarmerie en pleine session dans les vagues de Guissény (Finistère), deux hommes ont été verbalisés vendredi 13 novembre. Sans attestation, ils auraient eu une attitude désinvolte voire méprisante. Mais la version des gendarmes est contestée par l'un des intéressés.

Un bodyboarder (illustration)
Un bodyboarder (illustration) © Maxppp - Robert Tuchel

Vendredi 13 novembre à 16 heures, une patrouille de la gendarmerie de Lannilis, en mission de surveillance générale du littoral, repère deux personnes dans l'eau, sur la plage du Vougo à Guissény (Finistère) en train de faire "du bodyboard". 

Les forces de l'ordre s'arrêtent et attendent qu'ils sortent de l'eau pour leur rappeler les règles du confinement. D'après le porte-parole de la compagnie de gendarmerie de Brest, les militaires souhaitaient faire de la pédagogie, mais ils auraient été en quelque sorte pris de haut par les deux hommes, qui ne possédaient pas leur attestation de déplacement dérogatoire.

Deux versions opposées

Les gendarmes ont expliqué avoir été reçus "avec une forme de mépris tant que d'amusement" de la part du surfeur et du bodyboardeur, contrôlés séparément à quelques minutes d'intervalle. C'est la raison pour laquelle les deux amateurs de glisse ont été verbalisés pour être sortis sans attestation ni motif légitime

Mais dans un très long post sur son compte facebook partagé plus d'un millier de fois, l'un des deux hommes a livré une toute autre version dès samedi après-midi. S'il assume parfaitement avoir commis une infraction en parfaite connaissance de cause, Alexis estime au contraire que c'est l'un des gendarmes qui a été énervé voire agressif :

"J’ai été respectueux, j’ai répondu à chaque question posée, sûrement que je devais avoir un air agacé, qui ne l’est pas quand il reçoit une amende.  Mais on ne peut pas m’enlever le fait que j’ai été compréhensif de la sanction que j’ai reçu. Je n’ai pas apprécié l’attitude d’un des gendarmes à mon égard. Néanmoins, à aucun moment, j’ai été « désinvolte » envers lui et ses collègues."

Ce surfeur précise à France Bleu Breizh Izel que cette version décrit uniquement son propre contrôle, car il n'était pas présent lors de la verbalisation du bodyboardeur, qui s'avère être son cousin.

"Le méchant et les gentils"

"J’ai l’impression d’être impuissant face à ces gendarmes, qui faisaient leur travail, c’est vrai, mais qui s’empressent de le relayer dans la presse, en nous pointant du doigt, en me pointant du doigt. Je suis le méchant de l’histoire et eux les gentils. Ce n’est rien de grave, il n’y a pas mort d’homme, mais ça m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Et même si c’est à une échelle si faible, c’est toujours la même histoire, il y’a les méchants et il y a les gentils.  

Ce n’est pas seulement moi et mon cousin qui sommes désinvoltes, ce sont les autres surfeurs et pratiquants de sports nautiques qui sont également pointés du doigt. Pendant que des violeurs, pédophiles, tueurs arpentent les rues, NOUS sommes les criminels à dénicher."

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