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Coronavirus : deux détenus placés à l'isolement à la maison d'arrêt de Vesoul

A la maison d'arrêt de Vesoul, deux détenus sont placés à l'isolement après avoir été en contact avec une personne contaminée au coronavirus. L'administration pénitentiaire nie des cas avérés, annoncés par la compagne d'un prisonnier.

63 détenus sont incarcérés à la maison d'arrêt de Vesoul
63 détenus sont incarcérés à la maison d'arrêt de Vesoul © Radio France - Nina Valette

Deux détenus de la maison d'arrêt de Vesoul sont "isolés de la détention parce qu’ils ont été en contact avec une personne qui présentaient les symptômes du coronavirus à l’extérieur de la prison", selon l'administration pénitentiaire, qui affirme qu'il n'y a aucun cas avéré de Covid-19 au sein de cet établissement.

Inquiétude d'une compagne de détenu

Mais la situation inquiète les familles. La compagne d'un détenu confie la présence de deux cas et quatre suspects.Aucun test n'a été fait d'après elle. Son compagnon souffre d'une maladie chronique et clairement pour elle, la maison d'arrêt n'est pas prête à faire face à l'épidémie. "Les gardiens ne sont pas équipés, n'ont pas de gants, de masques, ni de gel. Ils n'ont qu'une infirmière, pareil, qui n'est pas équipée, donc le virus peut se propager très très vite", redoute-t-elle. "Mon compagnon est en première cible, il a pas de savon, il a pas de javel pour nettoyer sa cellule. Les conditions d'hygiène ne sont pas respectées." 

S'il attrape le virus, il ne survivra pas 

Le conjoint de Sandra* souffre de gros problèmes de santé. Son traitement n'est pas respecté et il est obligé de cantiner explique-t-elle. Sandra redoute désormais que si son compagnon l'attrape, il ne survive pas. "Mon compagnon, s'il attrape le virus, il ne survivra pas, avec sa maladie qui touche son colon et ses intestins, il a un système immunitaire qui est très bas, et il passera. Il n'a que 26 ans", lâche-t-elle.

Des mesures préventives mises en place

De son côté, l'administration pénitentiaire affirme que des mesures préventives sont mises en place. "Tous les arrivants sont isolés du reste de la détention pendant les 14 jours qui permettent de lever le doute, même s’ils ne présentent pas de symptômes. Pour gérer les mouvements des personnes détenues (promenades, douches, etc) isolées, les agents s’équipent de masques et gants comme le prévoit le protocole en place."

Le pic de coronavirus est attendu en Franche-Comté dans les jours à venir.

Sandra, compagne d'un détenu de 26 ans, incarcéré à la maison d'arrêt de Vesoul

Je suis en détresse

Depuis quelques jours, les parloirs sont suspendus pour les familles et proches des détenus. Les promenades sont maintenues, mais entre les murs. "Ils sont isolés, il n'y a plus de parloir, les livraisons de courrier sont suspendus, je suis détresse", témoigne Sandra*. 

100.000 masques de protection 

Face aux inquiétudes des syndicats pénitentiaires, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet a annoncé ce samedi que 100.000 masques allaient être distribués aux établissements pénitentiaires. 

Ce qui ne suffit pas à rassurer les détenus, mais aussi leurs proches, et le personnel. "Nous on demande à limiter les contacts, car on nous impose des fouilles par palpation." Difficile de les faire à un mètre, de dos, explique Thierry Boitrand, secrétaire régional adjoint du syndicat UFAP en Bourgogne-Franche-Comté. "Demain, si des personnels sont contaminés. Qui va s'occuper des détenus ? Parce qu'on parle de suspicions de cas, mais il y a des porteurs sains." Le secrétaire régional adjoint du syndicat UFAP en Bourgogne-Franche-Comté demande que toutes les précautions soient prises. 

*Le prénom a été modifié.

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