Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

Deux chevaux mutilés dans un élevage du sud Manche

Deux juments ont été blessées dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 septembre dans un haras de Barenton, dans le sud Manche. L'une présente une grosse plaie à l'épaule, l'autre à la cuisse. Des enquêtes sont en cours au niveau national.

L'une des deux juments blessées au haras de la Buissonière, à Barenton, dans le sud Manche.
L'une des deux juments blessées au haras de la Buissonière, à Barenton, dans le sud Manche. - Alicia Colletti

Après plusieurs mutilations de chevaux dans plusieurs régions de France depuis février, la Manche est à son tour touchée. Dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 septembre, deux juments ont été blessées au haras de la Buissonière, à Barenton, dans le sud Manche. "Les deux chevaux étaient dans les prés, pas très loin de la maison. Il y a avait une quinzaine de chevaux en tout", explique Alicia Colletti, la propriétaire des lieux.

"On ne sait pas trop pourquoi. C'est aberrant, lâche de s'attaquer à des animaux sans défense. Ce sont des malades !" - Alicia Colletti, propriétaire du haras de la Buissonnière, à Barenton

"Depuis plusieurs jours, ma fille fait des rondes deux à trois fois dans la nuit. Vers minuit et quart, en passant sa lampe, elle s'est aperçue qu'une des juments était blessée. Et en regardant les autres, il y avait donc deux poulinières qui étaient blessées", ajoute Alicia Colletti. Une des poulinières a été touchée à l'épaule et l'autre sur la cuisse. Il s'agit de grandes estafilades "qui font entre 30 et 40 centimètres". Selon les premiers éléments, elles ont du être faites au cutter ou au scalpel. "C'est très net, très ouvert. Une est plus profonde. Le muscle a été atteint. Mais les jours des juments ne sont pas en danger. On espère que ça cicatrise, sans séquelles", explique la propriétaire. 

Multiplier les rondes

Les gendarmes et un vétérinaire sont intervenus très rapidement. Des enquêtes sont en cours au niveau national. Une déposition auprès de la gendarmerie doit être réalisée ce vendredi après-midi. Le groupement de gendarmerie de la Manche appelle les propriétaires de chevaux à multiplier les rondes de surveillance, mais à ne pas tomber dans la tentation de l'auto-défense. Début septembre, les forces de l'ordre du département les appelaient à "signaler tout comportement suspect" pour "mettre fin à ces affreux agissements".

Le député LR de la Manche Philippe Gosselin demande quant à lui des "mesures fortes pour endiguer la psychose actuelle", liée à la multiplication de ces actes de barbarie contre des chevaux. L'élu a écrit au ministre de l'agriculture. "Les éleveurs vivent dans un stress permanent et tout devient possible", s'alarme Philippe Gosselin. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess