Faits divers – Justice

Deux Chinois jugés pour avoir tué et dépecé un couple à Paris

Par Audrey Morellato, France Bleu Paris Région et France Bleu mardi 19 janvier 2016 à 7:22

La cour d'assises du TGI de Paris
La cour d'assises du TGI de Paris © Maxppp - Francois Lafite

L'affaire avait marqué les esprits en juin 2012 : des morceaux de corps d'un couple de Chinois retrouvés dans le bois de Vincennes et dans le 12e arrondissement. Deux de leurs compatriotes sont jugés à partir de mardi matin aux assises de Paris pour homicides volontaires.

Ils ont reconnu avoir tué et dépecé un couple avant d'éparpiller leurs corps dans le bois de Vincennes en juin 2012. Deux Chinois sont jugés à partir de mardi matin et jusqu'à vendredi aux assises de Paris pour homicides volontaires. Cette nourrice et son compagnon gardaient un bébé de deux mois et demi, qui est mort chez eux dans la nuit du 23 au 24 mai 2012. Face à cette nouvelle, les parents auraient perdu la tête et se seraient montré menaçants. C'est en tout cas la version des accusés. En tout cas, le couple finit par tuer les parents.

Retour sur les faits (Audrey Morellato)

Mais les faits ne s'arrêtent pas là. Paniqués, la nourrice et son compagnon décident de découper les corps, d'emballer les morceaux dans des sacs poubelle et de les disséminer dans le bois de Vincennes, où ils seront en partie retrouvés par des joggeurs. Le couple repart alors en Chine, où l'avis de recherche les concernant avait également été diffusé. Puis il revient en France et se dénonce à la police. 

Les deux individus sont en détention provisoire depuis leurs aveux. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre des deux parents, mais ne seront pas jugés pour la mort du bébé. Le corps du jeune Lucas n'ayant jamais été retrouvé, il est impossible de savoir si sa mort est naturelle, accidentelle ou intentionnelle. Dans cette partie du dossier, un non-lieu a été prononcé. La famille des victimes, qui vient assister au procès cette semaine, a bien du mal à comprendre cette décision de justice.

Me Chloé Arnoux représente une partie des proches des victimes

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