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Deux coiffeuses de Millas affichent leur ras-le-bol des cambriolages sur leur vitrine

Par Marion Paquet, France Bleu Roussillon jeudi 5 mars 2015 à 11:25

Sylvia et Nathalie ont affiché ce mot sur les vitrines de leurs salons de coiffure, adressé aux cambrioleurs
Sylvia et Nathalie ont affiché ce mot sur les vitrines de leurs salons de coiffure, adressé aux cambrioleurs © Radio France - Marion Paquet

A Millas, dans les Pyrénées-Orientales, deux coiffeuses ont mis un mot sur les devantures de leurs salons pour dire aux voleurs qu'après deux cambriolages en deux mois, il n'y avait plus rien à voler.

Les coiffeuses de Millas en ont marre d'être cambriolées. Dans les Pyrénées-Orientales ces actes de délinquances sur les commerces ont augmenté de 23% cette année et Sylvia et Nathalie ne s'en étonnent pas.

Elles tiennent leur salon côte à côte et se sont fait voler du matériel deux fois en deux mois. A chaque fois, ces effractions leurs coutent des centaines d'euros et les handicapent pour travailler.

Le dernier en date a eu lieu lundi dernier, il y a une dizaine de jours, alors elles ont décidé d'afficher leur ras-le-bol sur les vitrines.

Chaque fois, les délinquants font effraction dans la nuit : "Les gendarmes nous réveillent et le matin on retrouve le salon sens dessus dessous, on se demande ce qui s'est passé, raconte Nathalie, l'une des deux coiffeuses, ils prennent des shampoing, des sécheuses, des tondeuses. Du matériel qu'on est obligé de racheter tout de suite sinon on ne peut pas travailler."

coiffeuses cambriolées / nathalie

Puisque les deux coiffeuses s'entendent bien, une porte communique entre les deux salons, alors il suffit aux cambrioleurs de forcer une des portes pour faire d'une pierre deux coups.

Sylvia laisse "de moins en moins de matériel sur place ", elle rapporte tout à son domicile le soir: "Je ne vais plus faire d'espace de vente , songe-t-elle, pour ne pas exposer les produits. On devient un peu paranoïaque, on se dit que les cambrioleurs sont des personnes qu'on a coiffées, qui font du repérage pour venir tout voler ensuite. En plus, on ne laisse pas d'argent dans les caisses des salons. Pour faire ça à des salons de coiffure, ce sont sûrement de petits délinquants" , pense Sylvia.

coiffeuses cambriolées / sylvia

Les deux femmes envisagent de renforcer la sécurité de leurs salons, mais "nous n'avons pas l'argent. Les assurances remboursent ce qu'on s'est fait volé pour l'instant mais ça prend du temps. A peine est-on remboursé pour un cambriolage qu'il y en a un deuxième , ce n'est pas possible de travailler dans ces conditions!" , regrette Nathalie.

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