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Deux collégiennes qui prévoyaient d'assassiner leur famille arrêtées à Narbonne

France Bleu mercredi 9 avril 2014 à 8:34

Deux jeunes filles, âgées de 13 ans, ont planifié d'assassiner toute la famille de l'une d'elles. Les deux amies ont grièvement blessé le petit frère, âgé de six ans seulement, fin mars. Les collégiennes ont été mises en examen dimanche pour tentative d'assassinat. Selon les enquêteurs, elles auraient même écrit un scénario précis.

Mises en examen pour tentative d'assassinat... à 13 ans. "C'est la première fois pour ma part et mes collègues qu'on a affaire à une tentative d'assassinat fomentée par deux jeunes filles à un âge aussi précoce ", a déclaré le procureur de la République de Narbonne, David Charmatz. Scolarisées respectivement en 5e et en 6e, elles avaient minutieusement fomenté un scénario d'assassinat des parents et du petit frère de l'une d'elles. 

Le 28 mars dernier, elles ont commencé à mettre leur plan à exécution. Les deux fillettes se sont réunies chez celle qui avait clamé - devant témoins - sa volonté d'éliminer sa famille. Son amie, armée d'un couteau, a frappé dans la nuque du petit frère, âgé de 6 ans . D'abord emmené chez le médecin, qui a posé un point de suture, il a dû plus tard être admis à l'hôpital : la plaie provoquée par le couteau était profonde de 3cm. L'enfant est toujours hospitalisé mais hors de danger.

Un comportement qui avait alerté l'équipe éducative

L'hôpital a prévenu les forces de l'ordre, qui ont fini par mettre en examen les deux adolescentes pour tentative d'assassinat, fait rarissime pour de si jeunes filles. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire , séparément, dans des établissements de la Protection judiciaire de la jeunesse. Un écrit, retrouvé par les enquêteurs, laisse entendre que les deux amies avaient fomenté un véritable scénario.  

Pour l'heure, les enquêteurs ne parviennent pas à expliquer ce qui aurait pu conduire ces deux ados plutôt ordinaires, scolarisées au collège Jules-Ferry, l'un des plus grands de Narbonne, à l'acte. Le procureur a toutefois expliqué que leur comportement étrange avait alerté récemment l'équipe éducative : "Depuis peu, elles avaient tendance à opérer des scarifications sur leur avant-bras. Et elles avaient aussi des propos inquiétants sur ce projet dont elles ne se cachaient pas vraiment ". 

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