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Deux ans de prison pour avoir participé à des tirs de mortiers sur une gendarmerie et des rodéos urbains

Un homme de 22 ans a été jugé au Havre lundi pour avoir participé, la veille de Noël, à des tirs de mortiers sur une gendarmerie du quartier Caucriauville mais aussi pour une affaire de rodéos urbains. Le jeune homme avait un casier judiciaire chargé.

Le tribunal correctionnel du Havre a condamné ce lundi un jeune homme de 22 ans pour avoir participé en tant que conducteur à des tirs de mortiers sur une gendarmerie le 24 décembre
Le tribunal correctionnel du Havre a condamné ce lundi un jeune homme de 22 ans pour avoir participé en tant que conducteur à des tirs de mortiers sur une gendarmerie le 24 décembre © Radio France - Amélie Bonté

Un jeune homme de 22 ans était jugé au Havre lundi pour avoir participé à des tirs de mortiers sur une gendarmerie, le 24 décembre dernier, il était le conducteur du véhicule. Ses deux passagers, qui n'ont pas été interpellés, tiraient des mortiers sur la gendarmerie du quartier Caucriauville au Havre, au moment où un gendarme et sa femme sortaient en voiture de la caserne. Pour sa participation et en raison de son casier judiciaire bien rempli, ce jeune écope de deux ans de prison ferme. 

Le regard un peu abattu au moment de l'annonce du jugement, difficile de savoir si ce jeune homme en jogging gris et sweat bleu marine réalise la gravité des faits qui lui étaient reproché. En tout cas, il nie vigoureusement avoir connu les intentions de ses passagers à savoir, deux jeunes qu'il a pris en stop un peu plus tôt. Des jeunes qu'il connait depuis son enfance et qui n'ont pas été identifiés, ni arrêtés dans le cadre de cette affaire. 

"Dans ce dossier mon client n'est que le chauffeur, ce n'est pas lui qui tient le mortier, ce n'est pas lui qui tire" rappelle son avocat. Mais pour l'avocat du gendarme et de sa femme : "Il n'a rien fait pour empêcher ces tirs alors qu'il était seul maître à bord de son véhicule". La femme du gendarme a eu la peur de sa vie, encore choquée, elle n'a pas souhaité venir à l'audience. Seul son mari en uniforme, accompagné d'un collègue étaient présents. 

ECOUTEZ Maître Olivier Jougla, avocat du gendarme

Après la liste des cinq condamnations pour violences et délits routiers, puis la lecture du rapport du juge d'application des peines et du service pénitentiaire d'insertion et de probation, le tableau se noircit pour le jeune homme. Le Procureur de la République rajoute lors de ses réquisitions : "Monsieur B. est un véritable manipulateur, il connaît très bien les procédures judiciaires. Il a même fait de la provocation ce 24 décembre en faisant des doigts d'honneur au gendarme". L'avocat de la partie civile a également rappelé que vivent plus de 120 familles avec enfants dans cette caserne, que des tirs de mortiers ne sont pas anodins. Le fait que le prévenu avait entamé des démarches de formations professionnelles et visait un emploi en région parisienne n'ont pas adoucit la Cour au regard notamment de ses manquements de rigueur régulier dans son suivi judiciaire.

Une condamnation à deux ans de prison dans ce dossier mais aussi pour des faits de rodéos datant du mois d'octobre. Plus de sursis possible mais il lui reste 10 jours pour faire appel.

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