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Faits divers – Justice

Deux détenus de la prison de Béziers libérés faute de personnel pour les transférer

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Deux trafiquants de drogue présumés ont été remis en liberté cette semaine faute de personnel pour les transférer de la prison de Béziers, où ils étaient incarcérés, au tribunal de Narbonne, où ils devaient être jugés. Une situation qui ne serait pas exceptionnelle selon les syndicats.

C'est l'administration pénitentiaire qui a la charge des transferts de détenus depuis 2011 (illustration)
C'est l'administration pénitentiaire qui a la charge des transferts de détenus depuis 2011 (illustration) © Maxppp -

Béziers, France

Deux hommes interpellés la semaine dernière sur l'autoroute A9 dans l'Aude avec 26 kilos de résine de cannabis ont été libérés faute de personnel pénitentiaire suffisant. Ces deux hommes étaient incarcérés à la prison de Béziers, ils devaient être présentés devant le tribunal de Narbonne. Mais il n'y avait aucun surveillant disponible pour effectuer le transfèrement de Béziers à Narbonne.

Ce jour-là en effet, toutes les équipes du service pénitentiaire en charge des transfèrements à Béziers étaient occupées. Impossible donc de conduire ces détenus pour leur procès en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Narbonne. Le juge leur a bien proposé la visioconférence, mais les deux hommes ont refusé, ce qui est leur droit.

Leur incarcération aurait été arbitraire

Ils n'ont donc pas pu comparaître et la justice n'a pas pu statuer sur leur maintien en détention ou leur remise en liberté.  Il a fallu les libérer, leur incarcération aurait été considérée comme arbitraire.

Ils seront convoqués au mois d'avril, mais cette fois de manière libre. S'ils se présentent évidemment.  

"Des cas qui arrivent parfois, plus que parfois."

Cette remise en liberté faute de personnel ne serait pas exceptionnelle si l'on en croit les syndicats, qui dénoncent le manque d'effectifs, notamment depuis que les transfèrements de détenus ne sont plus du ressort de la police ou de la gendarmerie, mais du ressort des surveillants de prison depuis 2011. 

"On a créé 1.700 emplois là où il en aurait fallu 3.000, explique Thomas Jacquot de l'UFAP UNSA. Je ne veux pas dire que c'est régulier, mais il arrive parfois, même plus que parfois, que des détenus ne soient pas présentés faute d'effectifs et qu'ils soient libérés, avec parfois des profils plus ou moins dangereux. Là, sur l'affaire de Narbonne, on a affaire à du trafiquant de drogue avec des gens en liberté qui vont revenir libres pour leur procès, s'ils reviennent. En attendant, ils sont tranquilles dehors alors que la société les avaient écartés temporairement en attendant qu'ils soient jugés. Ce problème ne pourra se résoudre que si les effectifs nécessaires sont donnés sur les pôles régionaux d'extraction judiciaires, il n'y a pas d'autres solutions."

Thomas Jacquot de l'UFAP UNSA.

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