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Faits divers – Justice

Deux éboueurs condamnés à 70 h de travail d'intérêt général pour avoir détourné un camion-poubelle à Paris

mercredi 18 juillet 2018 à 20:22 Par Viviane Le Guen, France Bleu Paris et France Bleu

Deux employés de la Ville de Paris, interpellés fin mai à bord d'un camion-poubelle qu'ils avaient détourné et dont ils voulaient déverser le contenu devant le siège de La République en Marche, ont été condamnés mercredi à 70 heures de travail d'intérêt général.

Les deux agents avaient été arrêtés avenue de l\'Opéra à Paris, le 25 mai 2018.
Les deux agents avaient été arrêtés avenue de l\'Opéra à Paris, le 25 mai 2018. © Maxppp - KERIBAR IZZET

Ils vont devoir effectuer 70 heures de travail d'intérêt général. Deux éboueurs de la ville de Paris interpellés le 25 mai à bord d'un camion-poubelle qu'ils avaient détourné et dont ils voulaient déverser le contenu devant le siège de La République en Marche, ont été condamnés ce mercredi pour "soustraction frauduleuse". S'ils n'exécutent pas ces travaux sous 18 mois, ils risquent deux mois de prison ferme. 

La peine, proposée par le parquet de Paris et acceptée par ces deux syndicalistes dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), dite de "plaider coupable", a été homologuée par une juge lors d'une courte audience publique.

Condamnés à payer un euro symbolique à la Ville de Paris

Au tribunal, les deux fonctionnaires aux excellents états de service, ont expliqué n'avoir pensé qu'à "l'action syndicale" et ne pas avoir réalisé sur le moment que leur action susciterait la crainte d'un attentat. Géolocalisés, ils avaient été arrêtés avant de pouvoir atteindre le siège du parti présidentiel, "armes au poing" a rappelé la juge à l'audience ce mercredi. Une arrestation relayée sur les réseaux sociaux. 

Chacun des deux syndicalistes devra payer à la Ville de Paris un euro symbolique en réparation de son préjudice d'image, et 500 euros pour les frais de justice. Les deux employés municipaux échappent à la prison avec sursis mais ils doivent encore passer en conseil de discipline en septembre et risquent la radiation.

"Après cette décision de justice au caractère mesuré, il serait incompréhensible que sur le plan disciplinaire, la Ville de Paris fasse le choix de la politique du pire en révoquant nos camarades ou en les mettant à la retraite d'office", ont réagi dans un communiqué la Fédération CGT des Services publics et la CGT FTDNEEA, appelant à faire "grandir la campagne de soutien" en leur faveur. Ce mercredi déjà, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal pour soutenir les deux hommes à l'appel de la CGT.