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Dossier : Coronavirus Covid-19

Deux ex-employées du vaccinodrome de Bordeaux-Lac condamnées à du sursis pour avoir vendu de faux certificats

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Par , , France Bleu Gironde, France Bleu

Deux femmes de 18 et 20 ans ont été condamnées ce vendredi à 3 et 10 mois de prison avec sursis après avoir vendu de faux certificats de vaccination. Les deux employées du vaccinodrome de Bordeaux-Lac avaient été arrêtées pendant l'été 2021, dénoncées par une collègue.

Les boxes de vaccination du vaccinodrome de Bordeaux, le 8 avril 2021
Les boxes de vaccination du vaccinodrome de Bordeaux, le 8 avril 2021 © Radio France - Margot Turgy

C'était l'une des premières affaires de trafic de pass sanitaires en France. Seulement deux semaines après les annonces d'Emmanuel Macron, deux employées du vaccinodrome de Bordeaux-Lac avaient été interpellées pour avoir vendu une dizaine de faux certificats de vaccination. Elles ont été condamnées par le tribunal de Bordeaux vendredi 14 janvier, à dix mois de prison avec sursis et 1.750 euros d'amende pour la faussaire principale, et trois mois de prison avec sursis et 350 euros d'amende pour la deuxième prévenue. Le tribunal a accepté pour cette dernière, Annaelle, que la condamnation ne soit pas inscrite sur son casier judiciaire.

Cette jeune femme de 18 ans est d'ailleurs la seule à être présente à la barre. Sa co-prévenue, Inès, a été contaminée par le Covid-19 et doit rester à l'isolement. La jeune femme, avec son air timide, parait presque impressionnée par la situation. Elle n'a édité que deux faux pass sanitaires : l'un qu'elle a remis à sa complice, l'autre destiné à son cousin, mais la transaction ne se fera finalement pas. "Pourquoi avez-vous fait cela ?", demande la juge. "Je n'avais pas conscience de faire une telle bêtise", répond-elle. La juge la corrige, lui indiquant qu'il ne s'agit pas là d'une "bêtise", mais bien d'une "infraction". "Vous n'avez pas été pris la main dans le pot de confiture !", lui rappelle-t-elle.

Atteinte à l'image de Bordeaux Métropole

L'avocate d'Annaelle insiste sur le côté candide de sa cliente pour montrer qu'elle n'avait pas conscience de la portée de ses actes. De son côté, Bordeaux Métropole, qui gère le centre de vaccination de Bordeaux-Lac et qui employait les deux jeunes femmes, demande 1.000 euros pour le préjudice porté à l'image de l'institution. Dans ses réquisitions, le procureur réclame dix mois d'emprisonnement entièrement assortis d'un sursis pour Annaelle, 18 mois de prison avec sursis pour Inès, l'autre prévenue.

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