Faits divers – Justice

Deux gendarmes de l'antenne du GIGN de Tours mis en examen après la mort d'un membre des gens du voyage près de Blois

Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine et France Bleu mardi 26 septembre 2017 à 15:20

Centre Pénitentiaire de Vivonne
Centre Pénitentiaire de Vivonne © Radio France - Radio France

En mars dernier, le GIGN de Tours abattait un détenu de 37 ans à Seur (Loir-et-Cher). L'homme, considéré comme dangereux, était en cavale depuis plusieurs mois. Les deux gendarmes qui l'avaient abattu ont été mis en examen pour violences volontaires lundi. L'enquête se poursuit.

Deux gendarmes de l'antenne du GIGN de Tours qui avaient abattu un membre recherché de la communauté des gens du voyage en mars près de Blois ont été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a annoncé mardi le procureur de la République.

En cavale depuis plusieurs mois

Les deux gendarmes ont été mis en examen lundi pour "violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort de M. Angélo Garand sans intention de la donner", a indiqué le procureur de Blois, Frédéric Chevallier, dans un communiqué.

Les militaires laissés libres

Angelo G, 37 ans, était en cavale depuis fin septembre 2016, n'ayant pas réintégré la prison de Vivonne, près de Poitiers (Vienne) après une permission de sortie. Il avait été tué lors de son interpellation à Seur (Loir-et-Cher), au sud de Blois, au domicile de son père. Ils "ont été laissés libres, sans mesures de sûreté" et l'information judiciaire ouverte en avril "se poursuit", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas d'éléments nouveaux dans l'enquête", a précisé le procureur à l'AFP au téléphone.

Selon les premiers éléments, la thèse de la légitime défense semblait privilégiée

Angelo G., recherché pour évasion, était connu pour des faits de vols aggravés. La dernière condamnation, à 4 ans de prison ferme, remontait à janvier 2017 à Châteauroux. L'homme était considéré comme potentiellement dangereux.

Avec AFP.