Faits divers – Justice

Deux hommes condamnés pour avoir frappé des gendarmes à Daglan

Par Martin Bartoletti, France Bleu Périgord mardi 15 juillet 2014 à 21:26

Une voiture de gendarmerie
Une voiture de gendarmerie © Maxppp

Deux jeunes hommes de 22 ans ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Bergerac, en comparution immédiate, pour avoir cogné des gendarmes. Ils écopent de quatre mois de prison ferme pour l'un et de six mois ferme pour l'autre. Les faits se sont déroulés lors de la Bodega de Daglan à la veille du 14 juillet.

Deux hommes de 22 ans, originaire de Saint-vincent-de-Cosse et de Belvès ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Bergerac à des peines de prison ferme : quatre et six mois.

Les deux individus ont été jugés pour avoir frappé des gendarmes dans la nuit de dimanche à lundi. Les faits ont eu lieu peu après 2h30 du matin à la Bodega de Daglan. Alors qu'une bagarre éclate, les gendarmes en renfort ce soir là, interviennent pour mettre un terme à la rixe mais sont pris à partie.

Un gendarme victime d'un coup de tête

Un des gendarmes reçoit un violent coup de tête de la part d'un des prévenus et un coup de poing dans le dos par un ami de celui-ci. Rapidement maîtrisés au sol, les "copains bagarreurs" continuent de mettre des coups dans les jambes des gendrames qui les entourent. Les deux hommes présentent des taux d'alcoolémie très élevés lors de leur arrestation : 2,6 grammes par litre de sang pour l'un, 1,2 gramme pour l'autre.

Les deux invudus sont des multirécidivistes

Jugés en comparution immédiate, les deux prévenus sont des multirécidivistes et ont même déjà été condamnés ensemble à une peine de 8 mois de prison ferme, purgée l'an dernier. Il était indispensable pour le vice procureur de la république de Bergerac, Charles Charallois "de mettre un coup d'arrêt dans les nombreux méfaits de ces deux hommes" . C'est ainsi qu'il légitimise la comparution immédiate.

Lors de l'audience, les deux individus sont revenus sur leurs problèmes liés à l'alcool. Une addiction qu'ils ont obligation de traiter, mais pas ensemble. En effet, en plus des condamnations à la prison, les deux hommes ont l'interdiction d'entrer en contact pendant deux ans et ne peuvent plus fréquenter les débits de boisson. Un troisième homme a été interpellé dans l'affaire, mais ne présentant pas de casier judiciaire, il sera convoqué à la rentrée par le tribunal correctionnel de Bergerac.

" Ils étaient dans un tel état d’ébriété", le vice procureur de la république de Bergerac, Charles Charollois.

Les deux jeunes hommes n'iront plus au bar ensemble