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Deux hommes en comparution immédiate à Niort après la manifestation anti-bassines du 25 mars à Sainte-Soline
Une condamnation et un renvoi avec placement en détention provisoire. Deux hommes étaient en comparution immédiate au tribunal de Niort ce jeudi 22 juin, mis en cause pour des faits survenus lors de la manifestation anti-bassines de Sainte-Soline le 25 mars 2023.

Après la manifestation anti-bassines de Sainte-Soline du 25 mars 2023, les premiers procès. Deux hommes étaient devant la justice ce jeudi 22 juin à Niort, en comparution immédiate. Un important dispositif policier était déployé pour sécuriser les abords du tribunal. Un prévenu a été jugé et condamné, l'autre a demandé un délai pour préparer sa défense et placé en détention provisoire dans l'attente de l'audience.
10 mois de prison pour avoir jeté des pierres sur les gendarmes
L'individu condamné est un Bordelais âgé de 42 ans. Il écope de 10 mois de prison et a été écroué pour avoir jeté des pierres sur les gendarmes lors de la manifestation. Le 25 mars dernier, ce quadragénaire s'était retrouvé en première ligne, au milieu des black blocs. "J'ai jeté des cailloux comme un abruti, j'ai été pris par la chose", explique-t-il. Il dit regretter. L'homme qui s'était engagé dans le mouvement des gilets jaunes assure n'appartenir à aucun groupe. Il raconte avoir appris l'organisation de la manifestation à la télévision. Il voulait "entrer dans la bassine pour voir à quoi ça ressemble".
Porteur d'une écharpe verte et d'un sac bleu ce jour-là, il est identifié par la vidéo, grâce à la reconnaissance faciale. Sans emploi, il a six mentions a son casier judiciaire dont cinq pour violences mais pas sur les forces de l'ordre. "Ce n'est pas un black bloc, il a été engrainé" insiste son avocate Me Julie Chopin. Mais pour la procureure, "'s'il ne peut pas prendre à sa charge les 45 blessés côté gendarmes", elle estime que "sa participation au groupe a conduit à la montée des violences". En plus de la peine de prison, l'homme a interdiction de séjour dans les Deux-Sèvres pendant cinq ans.
Un renvoi au 27 juillet pour un second prévenu
Un peu plus tôt dans l'après-midi, un autre homme était sur le banc des prévenu, âgé lui de 27 ans et habitant l'Est de la France, dans le secteur de Bure. "Il lui est reproché d'avoir fait partie des groupes actifs de la manifestation ayant pour objectif de dégrader la réserve de substitution et les camions de la gendarmerie et de commettre des violences sur les militaires de la gendarmerie, d'avoir inscrit ACAB [all cops are bastards: tous les flics sont des bâtards, NDLR] sur un des camions qui a brûlé, et d'avoir sciemment recelé une veste de gendarmerie volée dans un des camions", indiquait à la mi-journée Julien Wattebled, le procureur de la République de Niort, dans un communiqué.
Le jeune homme qui travaille en Ehpad mais aussi dans le maraîchage a demandé un délai pour préparer sa défense. Déjà condamné notamment à trois ans de prison pour avoir participer à une manifestation contre le G20 à Hambourg, en Allemagne, il a été placé en détention provisoire. "C'est une décision pour faire peur", estime son avocate Me Hanna Rajbenbach. "Ce n'est pas la première fois que des personnes sont déférées devant le tribunal à la suite de manifestions en lien avec les bassines, c'est la première fois qu'un mandat de dépôt est prononcé mais c'est dans un contexte particulier où il y a eu des dizaines de placements en garde à vue ces dernières semaines pour des faits en lien avec des actions liées de plus ou moins loin avec les Soulèvements de la Terre". Elle annonce avoir fait appel de cette décision ainsi qu'une demande de remise en liberté.
La nouvelle audience est programmée au 27 juillet. C'est également la date de convocation de trois autres hommes âgés de 25, 26 et 27 ans eux aussi interpellés mardi 20 juin et mis en cause pour des faits survenus à Sainte Soline. L'un devra répondre de l'infraction de participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens, les deux autres de l'infraction de recel de vol aggravé par deux circonstances.
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