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Faits divers – Justice DOSSIER : Immeubles effondrés à Marseille

VIDÉOS - Immeubles effondrés à Marseille : dix personnes portées disparues

lundi 5 novembre 2018 à 9:53 - Mis à jour le mardi 6 novembre 2018 à 7:12 Par Maxime Bacquié, Anne Jocteur Monrozier et Isabelle Lassalle, France Bleu Provence et France Bleu

Dix personnes sont "recensées manquantes" après l'effondrement de deux immeubles d'habitations, ce lundi matin peu après 9h rue d'Aubagne, en plein centre de Marseille. Un troisième immeuble a été "volontairement" abattu en fin d'après-midi et les recherches se poursuivent.

L'effondrement des immeubles a provoqué des dégâts impressionnants.
L'effondrement des immeubles a provoqué des dégâts impressionnants. © Maxppp - SPEICH Frédéric

Marseille, France

Deux immeubles d'habitations jumelés de la rue d'Aubagne (1er arrondissement), en plein centre de Marseille, se sont effondrés ce lundi 5 novembre, peu après 9h. D'après un dernier décompte donné par Christophe Castaner dans la soirée, dix personnes sont portées disparues. Huit habitants d'un des immeubles effondrés, a précisé le ministre de l'Intérieur, sur place, et deux hommes qui ont été filmés sur le trottoir par une caméra de vidéosurveillance juste avant leur écroulement. Un peu plus tôt dans la soirée, Renaud Muselier, le président de la région PACA, avait dressé un premier bilan, expliquant que parmi les habitants des immeubles, figurerait une femme qui n'est pas allée chercher sa fille à l'école et une autre femme "qui ne sortait jamais de chez elle"

Des opérations de recherches ont été menées toute la journée pour trouver d'éventuels survivants. Ces recherches vont se poursuivre toute la nuit. En fin d'après-midi aussi, un troisième immeuble a été "volontairement abattu" par les pompiers car il menaçait de s'effondrer à son tour. "Ce matin Marseille a souffert, et Marseille souffre encore. Solidarité avec nos compatriotes marseillais", a écrit sur Twitter, le président de la République, Emmanuel Macron ce lundi soir.

Il s'agit de bâtiments vétustes de quatre et cinq étages, situés aux numéros 63, 65 et 67 de la rue. Le premier immeuble, propriété du bailleur social Marseille Habitat, faisait l'objet d'un arrêté de péril et était "muré et sécurisé, pour que personne ne puisse y accéder", selon la Ville de Marseille. Ses occupants en avaient été évacués. Ce lundi soir, une centaine de riverains ont été relogés a précisé Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, pris en charge par la mairie de Marseille dans des hôtels ou dans leur famille.

Un risque d'effet domino

Mais neuf logements étaient en revanche occupés dans le deuxième immeuble, une copropriété privée. Le 18 octobre, une expertise avait donné lieu à la réalisation de travaux de confortement "suite à une difficulté sur une cloison au premier étage", permettant la réintégration de ses habitants. Le troisième immeuble, qui menaçait de tomber, a été volontairement détruit. Il avait été évacué par précaution dans la matinée pour éviter un "effet domino".

Quelque 97 marins-pompiers, renforcés par des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, sont sur place, avec 33 engins, des drônes et deux équipes cynotechniques pour rechercher d'éventuelles victimes qui pourraient être "ensevelies dans les décombres". Selon les secours, il y aurait pour l'instant deux blessés légers, deux passants qui se trouvaient à proximité des immeubles lorsqu'ils se sont effondrés.

Un troisième immeuble s'effondre à Marseille. - Radio France
Un troisième immeuble s'effondre à Marseille. © Radio France - Laurent Grolée

Les recherches se poursuivent

Après le premier effondrement, les bâtiments mitoyens ont été fragilisés et évacués, indiquent les marins-pompiers, qui procèdent toujours aux opérations de déblaiement après avoir sécurisé la zone. Une centaine de personnes ont été relogées. Les recherches d'éventuelles victimes devraient se pousuivre toute la nuit de lundi à mardi. La préfecture recommande d'éviter le secteur de Noailles pour laisser les secours intervenir. Le cours Lieutaud a été fermé au trafic, ainsi que les rues Estelle et Jean-Roque. La circulation dans le quartier est difficile.

Une cellule d'urgence et des propositions de relogement

Jean-Claude Gaudin est arrivé sur les lieux peu après 11h. Une cellule d'accueil "a été mise en place par la mairie du 1-7", sur la Canebière, a indiqué le maire Les Républicains de Marseille. "La municipalité fera les efforts nécessaires pour reloger les habitants", a-t-il précisé, évoquant un accident "gravissime", qui pourrait être dû, selon la Ville, "aux fortes pluies qui se sont abattues sur Marseille ces derniers jours". L'enquête de la police judiciaire, déclenchée par le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux, le déterminera.

Des immeubles insalubres ?

La sénatrice socialiste de Marseille Samia Ghali s'est rendue sur place en début d'après-midi. "Derrière la carte postale idyllique, on mesure une fois de trop les échecs de la politique de l'habitat et du centre-ville", a-t-elle déclaré sur Twitter, taclant la municipalité sur l'état d'insalubrité de certains bâtiments de la rue. Selon un document concernant la restructuration du quartier de Noailles, remis aux élus de la Ville et de la Métropole en janvier 2018 et publié par nos confrères de Marsactu, 48% des immeubles étaient en effet "considérés comme du bâti indécent ou dégradé" et seulement "11% identifiés comme en bon état structurel et d’entretien”.

Le ministre de l'Intérieur sur place 

Le député La France Insoumise de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, est arrivé rue d'Aubagne en fin d'après-midi. Le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, l'avait devancé en milieu d'après-midi. La présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence, Martine Vassal, s'y est elle aussi rendue, rejoignant Jean-Claude Gaudin, de retour sur les lieux. Ce lundi soir, c'est Christophe Castaner qui annonce son arrivée sur les lieux du drame. Le ministre de l'Intérieur vient "faire le point [sur la situation] et suivre l'avancée des opérations" avec le préfet et les élus locaux, dit-il sur Twitter.

Les immeubles des 63 et 65 rue d'Aubagne avant leur effondrement. - Aucun(e)
Les immeubles des 63 et 65 rue d'Aubagne avant leur effondrement. - Google