Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Deux militants de l'association L214 condamnés à payer 6.000 euros d'amende

lundi 9 octobre 2017 à 14:50 Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris et France Bleu

Deux militants de l'association L214 ont été condamnés ce lundi à une amende de 6.000 euros dont 5.000 avec sursis pour une intrusion dans un abattoir des Yvelines.

Sébastien Arsac, cofondateur de L214
Sébastien Arsac, cofondateur de L214 © Maxppp -

Yvelines, France

Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné ce lundi deux militants de l'association L214 qui avaient caché des caméras dans un abattoir des Yvelines, filmant notamment l'étourdissement des porcs, à une amende de 6.000 euros dont 5.000 avec sursis pour "violation de domicile".

Les deux hommes ont été relaxés pour le chef de "tentative d'atteinte à la vie privée". Une même amende de 15.000 euros, dont 10.000 avec sursis, avait été requise contre eux le 4 septembre par le parquet. L'abattoir réclamait 215.000 euros de dommages et intérêts. Il a été débouté de cette demande.

Ils avaient dissimulé des caméras

Le 12 décembre 2016, les deux membres de l'association de défense de la cause animale, dont le cofondateur Sébastien Arsac, avaient dissimulé des caméras, notamment sur une nacelle descendant les cochons dans le puits où ils sont étourdis au CO2 avant d'être saignés.

Trahis par la chute de l'une de ces caméras, les deux activistes avaient été interpellés alors qu'ils venaient récupérer leur matériel.

Une première pour L214

Devant le tribunal correctionnel de Versailles, les deux prévenus ont reconnu les faits, mais les estiment "justes". L'association s'était intéressée à cet abattoir - le dernier d'Île-de-France - après un signalement par un "lanceur d'alerte" pour ses supposés manquements, néanmoins jamais relevés par les services vétérinaires.

Ce procès constituait une première car les vidéos diffusées par L214 sont le plus souvent tournées par des personnes internes aux établissements incriminés ou y ayant accès. L214 a publié depuis 2013 plusieurs vidéos choc montrant des dysfonctionnements dans des abattoirs français.