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Faits divers – Justice

Deux mis en examen de l'affaire du quartier Saragosse à Pau demandent leurs remises en liberté

mardi 12 juin 2018 à 18:44 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

Ces deux jeunes de 16 et 17 ans ont été écroués après leurs mises en examen pour le meurtre de Béli Nébié à Pau le 18 mai dernier. Ils ont fait appel de leurs placements en détention préventive.

L'audience de la chambre de l'instruction s'est tenue à huis clos
L'audience de la chambre de l'instruction s'est tenue à huis clos © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

Deux des trois mineurs mis en examen dans l'affaire de l'agression mortelle du quartier Saragosse ont demandé leurs remise en liberté. Après leurs mises en examen pour meurtre, ces deux jeunes de 16 et 17 ans, des mineurs donc, ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. Ils ont fait appel de cette décision et cet appel a été examiné ce mardi matin.

Les deux mineurs ce mercredi matin au palais de justice de Pau - Radio France
Les deux mineurs ce mercredi matin au palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Puisque les deux sont mineurs cette audience s'est tenue à huis clos. Rien n'a filtré de l'évocation de faits mais l'objet principal des débats n'était pas là . 

Un lycéen et un collégien

Leurs avocats ont surtout proposé pour leurs clients, qui n'ont jamais connus la prison avant cette affaire, une alternative à la prison préventive. Les deux sont scolarisés, au collège pour l un et au lycée pour l autre. Le quartier des mineurs de la maison d'arrêt de Pau ne permet pas la poursuite des études.  En revanche  avec un contrôle judiciaire très strict, couplé avec une surveillance électronique ils pourraient se rendre en cours. L'un des avocats a aussi proposer, en cas de rejet sa requête, une incarcération dans un centre éducatif fermé : une prison dédiée aux mineurs.  Les places y sont rares. Mais dans ces CEF, il est possible de continuer l'école.

Les magistrats rendront leur jugement ce mercredi et le parquet général, sans surprise a demandé leurs maintiens en détention. Cette affaire est très grave, et elle a gravement troublé ce que la justice appelle l'ordre public. 

C'est une affaire très grave, il faut le rappeler quand même, parce qu'il y a la mort d'un homme. Il faut avoir aussi une pensée pour la famille de la victime qui est dans la douleur. Ça a causeé un trouble dans le quartier Saragosse. On a eu le sentiment, d'un point de vue national, que Saragosse était devenu un quartier Nord de Marseille. On est revenu à une chose plus mesurée. Nous on est des professionnels de la justice et on est là pour essayer de voir, avec raison, ce qui est envisageable ou pas pour un mineur. Je peux comprendre que l'opinion publique soit choquée, mais c'est toute la dignité de la justice d'examiner des situations avec i impartialité—L'avocat d'un des mineur

Me Christophe Arcaute, l'avocat d'un des mineurs

Délibéré ce mercredi