Faits divers – Justice

VIDÉO - Deux morts dans un incendie à Limoges

Par Fabienne Joigneault et Nathalie Col, France Bleu Limousin et France Bleu mercredi 13 janvier 2016 à 9:50 Mis à jour le mercredi 13 janvier 2016 à 19:59

Une cinquantaine de pompiers ont été mobilisés pour éteindre le feu
Une cinquantaine de pompiers ont été mobilisés pour éteindre le feu © Radio France - Nathalie Col

Le feu a pris vers 3h ce mercredi matin. Il a détruit deux immeubles près du Champ de Juillet à Limoges. Les corps calcinés d'une femme de 48 ans et de sa fille de 30 ans ont été retrouvés dans les décombres.

Les riverains ont été réveillés par des cris déchirants ce mercredi matin dans la rue Pétiniaud-Dubos où l'incendie très violent a rapidement ravagé 2 bâtiments. Parmi la quinzaine d'occupants, tous de nationalité bulgares, certains ont pu sortir directement. D'autres se sont réfugiés sur le toit en attendant l'arrivée des pompiers. 

Le capitaine des pompiers Aurélien Sabourdie décrit une intervention compliquée

Dans les décombres, deux corps sans vie. 

C'est dans les décombres, au troisième étage d'un des immeubles, que deux corps calcinés ont été découverts. Les victimes sont une femme de 48 ans et sa fille de 30 ans. Leurs corps seront autopsiés vendredi matin pour connaitre les causes précises de leur mort. L'enquête se poursuit aussi dans les décombres. Une équipe de la police scientifique et technique de Toulouse a commencé à faire des prélèvements dans l'après-midi. Un travail qui va se poursuivre ce jeudi dans les bâtiments placés sous étroite surveillance car ils ont été très endommagés, il faut donc s'assurer qu'il n'y a pas de risque d'effondrement.

Un riverain, Jonathan Puig, a filmé l'incendie depuis son appartement.

Aucune piste écartée

Le procureur de la République de Limoges, Gilbert Emery, indique que toutes les pistes sont envisagées. L'immeuble était "relativement ancien, avec des réseaux électriques vétustes. On ne peut pas exclure une origine accidentelle liée à un court circuit". Les prélèvements et analyses en cours doivent permettre de déterminer d'où est parti le sinistre et de savoir si des liquides inflammables ont été répandus. Seule certitude, "l'incendie a détruit complètement la cage d'escalier et les premier et troisième étage ont été beaucoup plus touchés que le deuxième" ce qui intrigue le procureur. Gilbert Emery souligne toutefois qu'il n'a "aucun indice permettant  de dire que quelqu'un aurait mis le feu à cet immeuble.