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Deux parents condamnés à Limoges pour des violences répétées sur leurs enfants

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Par , France Bleu Limousin

Le tribunal correctionnel de Limoges condamne ce mardi deux parents pour des violences commises sur leurs trois jeunes enfants entre 2011 et 2013. Ils avaient tous les trois moins de cinq ans.

Le tribunal correctionnel de Limoges a condamné deux parents pour des sévices commis sur trois enfants.
Le tribunal correctionnel de Limoges a condamné deux parents pour des sévices commis sur trois enfants. © Radio France - Willy Moreau

"Un crâne qui gonfle de 16 cm en deux mois ! J'en ai vus des dossiers mais c'est la première fois que je vois ça", s'étrangle la magistrate. Devant elle, ce mardi au tribunal correctionnel de Limoges, un père et une mère tentent d'expliquer les sévices commis sur leurs jeunes enfants. Le premier est condamné à trois ans de prison ferme pour violences répétées. La seconde écope d'un an de prison avec sursis pour non-dénonciation. 

"Les hématomes : ce n'est pas moi, c'est la tototte (sic)" - Le père condamné

Le jeune couple vit à Aixe-sur-Vienne. La maman a déjà deux jeunes garçons. Ils vivent avec leur beau-père. Un troisième enfant naît peu de temps après, en juin 2012. 

L'histoire prend un tournant à la fin de cette année-là. Un médecin s'inquiète d'abord de la grosseur de la tête du nouveau-né. "Quand j'étais petit, j'avais la même grosseur", justifie le père. Puis en décembre, une neurologue détecte de graves lésions au niveau du cerveau. Le bébé souffre du syndrome du "nourrisson secoué".

Des explications bancales

Le père, une nouvelle fois, trouve une explication : "Pour jouer, je l'ai peut-être lancé un peu en l'air et sa tête a fait un balancier". Cette hypothèse est contredite par les examens médicaux. 

Remontent alors à la surface les nombreuses alertes concernant les deux garçons plus âgés - cinq ans et un an et demi à l'époque - rapportées par le corps enseignant notamment. Tous les deux présentent des hématomes sur le corps. Le père énumère les hypothèses : "C'est la tototte (sic), il dort dessus" ; "Il se tape avec son jouet" ; "Il est tombé dans les escaliers". La mère ne dit rien. 

Les juges ne sont pas convaincus. La procureure non plus : "Je ne savais pas que les jouets étaient fabriqués en béton maintenant"

De nombreuses lésions

Comment expliquer les doigts cassés pour l'un des enfants ? Le retard psychologique important pour un autre ? À chaque fois, le père nie, minimise. La mère a peut-être relevé la violence de son compagnon dans une lettre qu'elle lui a adressé mais n'a jamais fait d'autres démarches.

Aujourd'hui le bébé présente de nombreuses séquelles psychologiques. Les deux plus vieux, placés en famille d'accueil, ont d'importants troubles alimentaires et comportementaux.

Les deux parents sont aujourd'hui séparés. L'homme ressort du tribunal en attendant l'application de sa condamnation, déchu de son autorité parentale sur le plus jeune. Entre-temps, il a eu un autre enfant.

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