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Ils avaient posté des vidéos de provocation sur Snapchat : deux Parisiens tabassés à leur arrivée à Alençon

Les faits remontent au 27 novembre 2018. Deux jeunes Parisiens avaient posté des vidéos de provocation sur Snapchat et ont été accueillis à leur arrivée dans le quartier de Perseigne par un déluge de coups. Huit hommes sont jugés ce mardi et ce mercredi. Le procureur a requis de la prison ferme.

Le procès de huit hommes poursuivis pour une rixe en novembre 2018 dans le quartier de Perseigne s'est ouvert ce mardi et se poursuit ce mercredi au tribunal d'Alençon.
Le procès de huit hommes poursuivis pour une rixe en novembre 2018 dans le quartier de Perseigne s'est ouvert ce mardi et se poursuit ce mercredi au tribunal d'Alençon. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Âgés de 24 à 38 ans, tous habitaient le quartier au moment des faits. Ils sont poursuivis pour le tabassage de deux jeunes de la région parisienne, qui avant d'arriver à Alençon le 27 novembre 2018, avaient posté durant leur trajet des vidéos de provocation sur le réseau social Snapchat. Des faits d'une rare violence dénoncés par le procureur qui a requis des peines de 9 à 18 mois de prison ferme. La défense explique qu'aucun guet-apens n'a été organisé.

Vidéos de provocation sur Snapchat

Il est vrai que le verbatim utilisé dans les messages postés sur Snapchat n'avait rien d'intelligent. "Alençon ça pue... les habitants sont des clochards... on vient niquer vos grands mères". Les vidéos ont circulé toute la matinée comme une traînée de poudre dans le quartier et commencé à échauffer les esprits. A leur arrivée vers 13h30, les deux Parisiens sont accueillis devant le centre social de Perseigne par une dizaine de personnes et roués de coups. 45 jours d'ITT pour l'un qui réussit à se réfugier en sang dans les locaux du centre devant le personnel apeuré. Sept jours pour l'autre qui reste à terre. 

Pas d'entente préalable entre les prévenus selon la défense

Trois ans après, à la barre du tribunal, les prévenus, dont cinq sont présents sur les huit, minimisent leur responsabilité. Ils avaient "plus ou moins entendu parler des vidéos". Mais jamais il n'a pas été question de tendre un guet-apens. Les prévenus ne reconnaissent pas s'être entendus entre eux préalablement pour prendre "en tenaille" les deux Parisiens dans le but de bloquer leur véhicule. Bertrand Deniau un des avocats de la défense dénonce "des hypothèses, et on ne condamne par sur des hypothèses mais sur des preuves, des aveux, des certitudes". 

Le procureur dénonce la constitution d'une milice d'autodéfense

Pour le procureur François Coudert, au contraire, les preuves sont là, notamment les caméras de vidéo surveillance qui montrent une arrivée successive et organisée des véhicules. Le quartier a selon lui "démontré une capacité à se constituer une milice d'autodéfense". Et il rappelle qu'il a fallu déployer des moyens extraordinaires pour mener cette enquête, en faisant par exemple témoigner de manière anonyme le personnel du centre social. Le magistrat dénonce les plus jeunes qui ont voulu se faire justice. Mais il brocarde plus encore les plus âgés, "qui se dépeignent comme des pacificateurs. On met le feu, on asticote et on vient ensuite calmer les têtes brûlées. Ça s'appelle tenir un quartier !" Inacceptable selon lui, et pour cela il réclame des peines de 9 à 18 mois de prison ferme, les peines les plus lourdes pour les plus âgés.

L'audience se poursuit ce mercredi avec les plaidoiries de la défense et le délibéré. 

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